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Dietrich Buxtehude


Dietrich Buxtehude

La Marienkirche de Lübeck. Crédit: //en.wikipedia.org/
Bibliographie :







  Dietrich Buxtehude est une très grande figure de la musique d'orgue, en Allemagne du Nord , à cheval sur les 17 et 18èmes siècles. Il est né en 1637 (date incertaine) à Bad Oldesloe (Holstein) et décédé en 1707 à Lübeck . Il passa une partie de son enfance en Suède à Hälsingborg et y fut nommé organiste en 1657 à la Marienkirche . Ensuite, en 1667 , il fut nommé organiste à l'église allemande d' Elseneur ( Helsingör ). Son passage fut bref, car, en 1668, il reprit le poste envié d'organiste de la fameuse Marienkriche de Lübeck .

Il y avait déjà, à l'époque, les fameuses " Abendmusiken " (Heures de Musique du soir), une institution créée par son prédécesseur Tunder . Buxtehude déplaça ces heures de musique pour les concentrer sur les 5 derniers dimanches avant Noël. Buxtehude donna une ampleur plus grande à ces concerts qui devinrent très connus loin à la ronde. Certains oratorios étaient même donnés sur plusieurs dimanches. Les Abendmusiken comportaient des programmes divers : musique chantée, cantates, oratorios, musique instrumentale, musique d'orgue. Les partitions de ces concerts n'ont malheureusement pas été conservées, sauf un oratorio anonyme : Das jüngste Gericht que certains ont attribué à Buxtehude lui-même. La réputation de cette musique s'étendit et Buxtehude reçut des visites importantes : G.F. Haendel , J. Mattheson , mais aussi celui qui allait devenir le plus célèbre des organistes et compositeurs du début du 18ème siècle, à savoir J.S. Bach (en 1705 ). Buxtehude ne semble plus avoir quitté Lübeck jusqu'à sa mort en 1707. La fameuse rencontre entre Buxtehude et Bach est très bien restituée dans un ouvrage intitulé La Rencontre de Lübeck , par Gilles Cantagrel , éd. Desclée de Brouwer , Paris , 2003 . On ne saurait trop recommander la lecture de ce livre pour mieux comprendre la vie et les contraintes des organistes du début du 18ème siècle en Allemagne. Bach, âgé de 20 ans, avait fait ce voyage à pied pour venir écouter le grand Buxtehude dont la renommée se répandait en Europe du Nord. Bach était aussi à la recherche des fameux instruments de la grande facture nordique allemande et néerlandaise , brillamment représentée de nous jours encore, par les fameuses orgues du facteur Arp Schnitger . Malheureusement, l'orgue de Buxtehude à l'église Sainte-Marie de Lübeck n'existe plus, l'église ayant été détruite par un incendie suite à un bombardement ; mais on en possède toutefois de vieilles photographies et gravures datant d'avant cette destruction.

Buxtehude était un improvisateur né. Le style de ses grandes compositions pour orgue reflète bien ce fantastique don, appuyé par une virtuosité également remarquable. Sa musique pour orgue représente parfaitement la culture musicale germano-danoise des bords de la Baltique. Buxtehude unit la hardiesse de construction à une minutie artisanale de l'écriture. On retrouve chez lui à la fois une expression passionnée et la simplicité et la sensualité d'un Lied. Buxtehude effectue une synthèse de cette sensualité, plutôt italienne, avec le contrepoint rigoureux allemand. Dans la musique d'orgue, Buxtehude a privilégié les pièces libres comme la Toccata à fuges variées ; mais il a également laissé de splendides chorals ornés ou harmonisés de manière expressive. Sa production pour orgue ressort largement des oeuvres des compositeurs de cette époque de la fin du 17ème siècle.

  Liste non exhaustive des oeuvres : orgue : 26 préludes avec fugues et toccatas . 3 passacailles , 25 chorals , 8 fantaisies de choral , 7 variations de choral , 21 suites pour instruments à clavier ; 9 canzones , 6 variations et toccatas , 14 sonates pour violon , viole et continuo . Musique vocale religieuse : nombreuses cantates pour une voix ou 2 voix et ensemble instrumental. Cantates pour 4 voix et ensemble instrumental. Cantates pour 5 voix et instruments. Musique profane : 8 musiques pour des mariages et 3 Canons . La musique de chambre de Buxtehude (violon, viole et basse continue) revêt une grande importance : elle unit la variété ( canzone ) avec le contrepoint et le goût des sonorités qui rapprochent ces oeuvres de certains Concertos Brandbourgeois de Bach, notamment le 6ème. Les pièces pour clavecin de Buxtehude : 25 de ces pièces ont été retrouvées en 1942 (suites, séries de variations) ; mais on connaissait déjà de lui une bonne vingtaine de sonates en trio . D'autres sonates en trio de Buxtehude exigent la présence d'un violon (instrument "moderne" à l'époque) et d'une viole de gambe (instrument "ancien" de l'époque) avec une basse continue.

•  Parler de Buxtehude et de cette époque de la toute fin du 17ème siècle , c'est, inévitablement, concernant l'orgue, parler de la grande facture d'Arp Schnitger . Dans les villes où Buxtehude vécut et exerça son talent, nous ne connaissons pas d'orgue de ce facteur parvenu à nos jours en état suffisamment complet pour pouvoir se faire une idée des timbres de l'Europe du Nord. Pour illustrer nos propos, nous avons choisi l'orgue Arp Schnitger de la ville de Ganderkesee , ville de la région de Lünebourg et aussi de Hambourg , en Allemagne. Cet instrument a été très récemment restauré (en 2002-2005). Cet orgue date de 1699 , époque à laquelle Buxtehude était arrivé à Lübeck, non loin de là. L'instrument de Ganderkesee a subi quelques transformations en 1760 (augmentation de la Pédale), puis en 1819 et 1890, heureusement sans trop de pertes ! Les restaurations successives datent de 1935, 1948, 1966 et finalement, récemment, de 2002 à 2005. Cet orgue aurait fort bien pu être joué par Bach, lors de son déplacement à Lübeck !

  Composition de cet orgue Arp Schnitger :

Hauptwerk avec Quintadena 16' *, Principal 8' *, Rohrflöte (Flûte à cheminée) 8' *, Oktave 4' *, Waldflöte 2', Superoktave 2' *, Quinte 1 1/3' (du 20ème s.), Sesquialtera II, en partie d'Arp Schnitger, Mixtur IV (20ème s.), Trompete 8' (20ème s.).

Brustwerk avec Gedackt 8' *, Blockflöte 4' *, Oktave 2' (20ème s.), Spitzflöte 2' *, Sifflöte (Sifflet) 1' (20ème s.), Scharff (Mixture aiguë) III (20ème s.).

Pedal avec Subbass 16' (de 1760), Principal 8' (20ème s.), Octave 4' (de 1760), Posaune (Trombone) 16' (de 1760 et d'Arp Schnitger), Trompet 8' (20ème s.), Trompet 4' (20ème s.).

Facteur restaurateur : Heiko Lorenz Orgelbau. Les jeux marqués d'un (*) sont d'Arp Schnitger .

 

En guise de vignette agrandissable de cette page, nous mettons une photo de la Marienkirche de Lübeck où Buxtehude fut organiste (cette église, détruite à la seconde Guerre mondiale, a été reconstruite).

 

 

 

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