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Louis Marchand


Louis Marchand, compositeur

Portrait de Louis Marchand. Crédit: //fr.wikipedia.org/
Bibliographie :









 


Louis Marchand est né à Lyon en 1669 et décédé à Paris en 1732 . C'est un grand compositeur et organiste français. Ce fut un enfant prodige qui était déjà organiste à la cathédrale de Nevers à l'âge de 15 ans, puis il fut organiste à la cathédrale d'Auxerre . Il arrive à Paris en 1689 où il tient plusieurs tribunes d'orgue : orgue des Jésuites de la rue St-Jacques, orgue de St-Benoît, de St-Honoré, orgue des Cordeliers. En 1706, il succède à G. Nivers à la Chapelle Royale. Cette homme dissipé et plutôt irascible ne plaisait pas à tout le monde et il dut quitter sa fonction et la France ! Il part pour l'Allemagne où on voulut l'opposer à J.S. Bach dans une sorte de "tournoi" d'orgue et d'improvisation. Marchand, de peur de ne pas sortir triomphant, ne vint pas, laissant Bach l'emporter par "forfait". On raconte que Marchand avait "espionné" Bach durant ses répétitions et, en voyant et entendant son concurrent à son insu, il réalisa que ses chances étaient faibles. Marchand revint en France où il tint la tribune de l'orgue Silbermann de la cathédrale de Strasbourg. Puis il revint à Paris à l'église des Cordeliers.


Louis Marchand était, selon ses contemporains, un virtuose éblouissant et un pédagogue écouté. Il fut professeur de L.Cl. Daquin et de P. du Mage , autres compositeurs de l'époque. Marchand illustre l'apogée du style classique de l'orgue français avec d'autres contemporains que sont N. de Grigny et Couperin. Sa musique est caractérisée cependant par un certain penchant "fantasque" ("imagination harmonique sans cesse en éveil et des rythmes souvent irréguliers"). Dans sa musique de clavecin ou d'orgue, Marchand démontre sa connaissance de la musique italienne, tout en gardant un "langage vraiment personnel". Sa musique est parfois émaillée d'accords imprévus que J.P. Rameau ou Du Mage appréciaient beaucoup.


Oeuvres : premier et second Livres de clavecin (1702 et 1703). Pièces choisies pour l'orgue (éditées en oeuvres posthumes). Quatres autres livres en manuscrits. Trois cantiques spirituels . Alcione , une cantate inédite. Des Airs français et italiens. Un traité sur les Règles de composition. On compte donc pour le clavier : 2 livres de pièces pour le clavecin et 5 livres de pièces choisies pour l'orgue .


Marchand ayant été quelque temps organiste à la cathédrale d'Auxerre , nous profitons de ces notes pour présenter le Grand Orgue actuel de cette cathédrale. On ne présente plus la grande cathédrale bourguignonne qui s'élève sur un ancien sanctuaire du 5ème siècle. Des incendies successifs dévorèrent l'édifice que l'on avait agrandi. La reconstruction reprit par une crypte vers 1035. Le choeur fut consacré en 1057. Mais, vers 1215, l'Abbé G. de Seignelay décida de tout reprendre dans le nouveau style gothique. Le choeur roman fut abattu. La construction avança durant les 13 et 14èmes siècles. La nef fut voûtée au 15ème siècle. La cathédrale d'Auxerre a gardé de nombreux vitraux splendides du 13ème siècle.


Les orgues : un premier instrument est mentionné en 1591, voulu par l'Evêque d'Auxerre Jacques Amyot. Cet orgue fut remanié au 17ème siècle, puis par Adrien Lépine en 1768. Plusieurs interventions eurent lieu ensuite: 1823 (par Gadault), Lété et Filipowicz en 1840, Ducroquet en 1852. Au début du 20ème siècle, l'orgue est prêt à rendre l'âme. Il est vendu à une paroisse. Les buffets des 16 et 17èmes siècles y sont remontés. A la cathédrale on construit (facteur C.Anneessens, de Lille) un trois claviers et pédalier à transmission pneumatique placé dans un buffet néo-gothique remanié par le facteur Gutschenritter en 1952. Une reconstruction totale est envisagée dès 1973 et confiée au facteur d'orgues Dominique Oberthur (de Saintes ) en 1979 . Cet orgue prend l'option résolument moderne avec une galerie importante de chamades , une traction mécanique avec des fibres de carbone (pour éviter l'usure et l'influence de l'humidité) + une traction électrique des jeux. Il y a un combinateur électronique. Curieusement, la console est placée dans une "chambre" du soubassement de l'orgue et l'organiste reçoit le son par le biais de microphones placés devant la façade de l'instrument. Un système de relais télévisés permet à l'organiste de suivre ce qui se passe au niveau des officiants (c'est assez curieux !) .

Composition de l'orgue Oberthur d'Auxerre :

Grand-Choeur ( Chamades ) avec Chamades 16' (basses), Chamades 16' (dessus), Chamades 8' (basses), Chamades 8' (dessus), Chamades 4', Chamades 5 1/3' + 2 2/3' (Sesquialtera à reprises).

Grand-Orgue avec Bourdon 16', Montre 8', Bourdon conique 8', Prestant 4', Grosse Tierce 3 1/5', Doublette 2', Cornet V, Grosse Fourniture III, Grosse Cymbale III, Fourniture III, Cymbale III, Bombarde 16', Trompette 8', Clairon 4'. Positif avec Principal 8', Bourdon 8', Montre 4', Flûte 4', Nasard 2 2/3', Quarte 2', Tierce 1 3/5', Piccolo 1', Mixtur IV, Cromorne 8'.

Récit expressif avec Dulciane 8', Voix céleste 8', Bourdon 8', Flûte 4', Principal 2', Larigot 1 1/3', Cornet III, Scharff (Mixture aiguë) III, Basson 16', Trompette 8', Voix humaine 8', Clairon 4'.

Pédale avec Soubasse 32', Soubasse 16', Flûte 8', Flûte 4', Basson 32', Bombarde 16'. Tremblant sur GO, Pos., Récit.

Accouplements : G-Choeur/P, GO/P, Pos./P, Réc./P, GO/G-Choeur, Pos./G-Choeur, Réc./G-Choeur, Pos./GO, Réc./GO, Réc./Pos. Tirasse de Tutti. Pédale d'expression. Une composition assez impressionnante avec une telle batterie de Chamades.



En guise de vignette agrandissable , nous mettons un portrait de Louis Marchand tel qu'il apparaît sur de nombreux sites Internet habituels. [Crédit: //fr.wikipedia.org/].  


Composition des jeux: ci-dessous, à droite

Composition des jeux selon une source Internet récente

Informations :

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