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Glenn Gould, un cas à part


Glenn Gould, un interprète à part à la fois phénomène génial et parfois surprenant, voire irritant





GLENN GOULD, ou les petits travers d'un grand pianiste :  


Cette rubrique est inspirée directement par notre lecture du récent ouvrage intitulé Glenn Gould, le dernier puritain, par Kevin Bazzana, Buchet-Chastel, Paris, 2005. Cet ouvrage réalise une biographie, très remarquable, de G. Gould, probablement l'un des plus grands "phénomènes" musicaux du 20ème siècle. Notre intention est de mettre ici quelques réflexions suscitées par cette lecture, une lecture qui n'entame absolument pas notre admiration pour ce pianiste, malheureusement trop tôt disparu. Nous vous conseillons vivement de lire ce livre, vous qui aimez les interprétations de G. Gould, notamment celles de J.S. Bach.


Sites divers à consulter:

     •  https://fr.wikipedia.org/wiki/Glenn_Gould ,

     •  https://www.glenngould.ca/ ,

     •  http://www.pianobleu.com/glenn_gould.html . 

 
G. Gould fut un enfant prodige, né au Canada (Toronto) en 1932. Toronto est alors une ville très puritaine et les parents de Gould, qui "couvent" leur fils, sont également un couple très puritain. Il n'y a que très peu d'artistes interprètes qui, actuellement encore, jouissent d'une telle médiatisation et d'un tel "culte". Cela provient en grande partie du fait que Gould est apparu, dans les années 1945-1955, comme pianiste ayant un style totalement nouveau et plutôt décoiffant, par rapport aux artistes de la même époque. Gould, dès le départ, a joué du piano totalement différemment des autres. Très tôt, il s'imposa, quasi mondialement, comme "LE" spécialiste de J.S. Bach interprété au piano. Dans ce domaine, il a laissé des enregistrements "phares". Notamment sa fameuse version première des Variations Goldberg de Bach: disque monophonique microsillon (ML 5060), de Columbia, mis en vente en janvier 1956. Gould a également laissé des enregistrements (que nous considèrons personnellement comme définitifs) du fameux Concerto en ré mineur pour clavecin de J.S. Bach. Il joua de nombreuses fois ce concerto en tournées, notamment en Europe, remportant chaque fois des applaudissements sans fin et des rappels qu'il ne pouvait interrompre qu'en arrivant sur scène vêtu, même en été, de son manteau, de son écharpe, de sa casquette et de ses gants ! A noter que ce premier disque de Gould, les Variations Goldberg, est resté un monument du disque classique et qu'il s'en vendait encore des milliers juste après la mort de Gould, en 1982. Kevin Bazzana dit: "le Bach de Gould est si vivant et si vibrant qu'il s'empare littéralement de l'auditeur, tout en étant le fruit d'une réflexion. Personne n'a jamais entendu Bach interprété avec un tel mélange de virtuosité et d'érudition". De plus, alors que le retour au clavecin se pratique de plus en plus, grâce à des "moteurs" puissants comme Wanda Landowska, Gould offre, à l'époque, une interprétation pianistique qui laisse "ébahis" ses contemporains les plus connus, comme Herbert von Karajan. Karajan sera un admirateur de Gould et il acceptera de diriger des oeuvres pour piano et orchestre avec lui, faisant table rase des multiples "tics" et "facéties" du pianiste hors normes. Mais quelles sont ces preuves d'incontestables originalité de Gould, originalité qu'il n'a d'ailleurs que bien timidement essayé de contrer, sans succès, à la demande de ses proches ?


-  G. Gould arrive toujours au concert (ou aux séances d'enregistrement) avec des bouteilles d'une eau de source bien précise du Canada, seule eau qu'il tolère apparemment.


-  Il arrive toujours chaudement vêtu (manteau et gants notamment) même en été. Il est très fragile de santé et il attrapera, dans ses tournées en Europe, de mémorables coups de froid l'obligeant à annuler des concerts.


-  Il arrive avant concert ou enregistrement avec des serviettes, et il s'occupe pendant 20 à 30 minutes à se baigner les mains jusqu'aux coudes dans de l'eau chaude au lavabo. Il en profite pour plaisanter !


-  Durant le concert, il dépose facilement un verre de son eau favorite "dans" le piano, pour pouvoir boire, car il transpire beaucoup.


-  Il s'assied toujours sur une chaise pliante mémorable et devenue légendaire, que son père lui avait personnellement bricolée à partir d'une chaise, type chaise de jardin. Il avait mis sous les 4 pieds des rondelles à vis pour permettre un réglage minutieux du siège. Le cuir de cette chaise a fini par se délabrer totalement au cours des concerts, transports, enregistrements. Ce siège était le seul, selon G. Gould, qui lui permettait de jouer le visage pratiquement au ras du clavier et les coudes plus bas que les mains. Elle lui permettait aussi de jouir d'un appui pour son dos dont il souffrit très tôt. Malgré cette chaise complètement inadaptée, pour nous, il met encore assez régulièrement des "plots" noirs sous les pieds du piano pour le surélever et être, ainsi, encore plus proche du clavier !


-  En cas de concert avec orchestre, il arrive très souvent avec une mini-édition du concerto qu'il va jouer. Durant les mesures où l'orchestre joue seul, notamment dans l'introduction, Gould suit la musique sur cette partition et effectue des gestes de "direction", parfois grandioses, qui perturberont plus d'un chef d'orchestre et plus d'un membre de l'orchestre.


-  Gould chantonne ! Ce "tic", devenu légende, parfois imité par d'autres pianistes actuellement, exaspère plus d'un auditeur, mais généralement ce chantonnement est accepté face au génie des interprétations délivrées par Gould. On lui demandera de nombreuses fois de renoncer à ce chantonnement. En homme courtois, il essaya plusieurs fois, mais en vain. Il fallut se résoudre à accepter ses mimiques, ses gestes de "direction" et son chantonnement. Cela faisait partie du spectacle, de l'interprétation !


-  Gould est un homme maladivement frileux. "Il ne se sent bien qu'à 27 ° C", dit-il. Il lui arrivera de jouer en concert avec des radiateurs autour de lui pour palier le manque de chauffage de la salle. Par la suite, avant de cesser définitivement ses tournées hors de l'Amérique du Nord, il refuse même des concerts dans la mesure où les hôtels ne sont pas équipés d'un chauffage central !


Voilà certaines des "manies" de G. Gould, décrites de manière imagée et souvent amusante, par Kevin Bazzana dans le livre mentionné plus haut.

"Mais l'extraordinaire vie posthume de Glenn Gould vient de commencer" (dernière phrase du livre de K. Bazzana) ! 

•  Page vérifiée en janvier 2024

 


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