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Par ordre alphabétique (4)


Suite des compositeurs divers par ordre alphabétique dans (1), (2), (3)





•  Alessandro Marcello, compositeur italien à Venise (1684-1750). Ce fut un violoniste, un philosophe, un peintre, un poète et même un mathématicien. Il était membre de l'Académie des Arcadiens de Rome sous le pseudonyme de Eterio Stinfalico. Il était le fils du sénateur Agostino Marcello et de Paola Capello et il siégea avec son frère, Benedetto, également compositeur remarquable, au Conseil des Quarante. Oeuvres d'Alessandro: plusieurs cantates profanes pour soprano ou alto et basse continue; des concerti pour divers instruments, dont la Cetra (6 concerti pour hautbois ou flûte et violon principal, dans le "nouveau style" en 3 mouvements, classiques). Un célèbre concerto pour hautbois que Bach transcrivit pour le clavecin (BWV 974). 12 Suonate a violino solo e basso continuo. Son frère Benedetto Marcello (1686-1739) était poète, avocat et membre du Conseil des Quarante. Il fut l'un des artistes les plus complets de son temps. Il composa l'Estro poetico-armonico, l'un des monuments de la musique italienne du 18ème s. Il fut aussi compositeur pour le théâtre. Sa production est importante (50 paraphrases réunies en 8 grands volumes), des opéras, une pastorale, des oratorios, des cantates, des concertos a cinque, + une oeuvre littéraire intéressante et des livrets d'opéras et des poésies. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. site: http://www.bach-cantatas.com/Lib/Marcello-Alessandro.htm . [Conseil des Quarante ou Quarantie (Venise): nom donné à 3 tribunaux de la république de Venise, composés chacun de 40 membres: Quarantie Civile Vieille, Quarantie Civile Nouvelle, Quarantie Criminelle]. L'Estro poetico-armonico est à traduire littéralement par: l'Esprit de la Poésie et de l'Harmonie; c'est un recueil de 50 Psaumes par Girolamo Giustiniani, dont Benedetto Marcello réalisa des paraphrases italiennes musicales. C'est une oeuvre considérable (duos, trios, solos, ariosos en contrepoint).


•  Louis Marchand, compositeur et organiste français (1669-1732). Virtuose de l'orgue et improvisateur remarquable, doué d'un talent exceptionnel. Il fut organiste à la cathédrale de Nevers à 14 ans, de celle d'Auxerre, puis de plusieurs églises de Paris, et enfin à la Chapelle Royale (1706). Il fut banni par le roi pendant plusieurs années pour sa vie excentrique et son mauvais caractère. Il vécut alors en Allemagne. Bach aurait pris copie d'oeuvres de Marchand. Ils auraient même failli se confronter "en duel" à l'orgue ! Sans atteindre l'élévation des oeuvres de Couperin ou Grigny, celles de Marchand comprennent des innovations audacieuses pour l'époque. Oeuvres: 5 livres d'orgue, 2 livres de clavecin, des airs de cour. 3 Cantiques spirituels de Racine. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir le site suivant: http://jan.ucc.nau.edu/~tas3/marchand.html . [Lien avec une monographie plus complète du site].


•  Giovanni Battista Martini, dit Padre Martini, compositeur italien de Bologne (1706-1784). Ce fut un théoricien de la musique. Il fit des études assez poussées en musique, philosophie, théologie et mathématiques. Il entra chez les Franciscains et fut ordonné prêtre en 1729. Il fut maître de chapelle de S. Francesco à Bologne. Ses connaissances étendues, sa riche bibliothèque lui attirèrent de nombreux élèves d'Italie et même de toute l'Europe. En 1770, il reçut le jeune Mozart âgé alors de 14 ans ! Frédéric le Grand et le Pape Clément XIV le favorisèrent de leur amitié. Oeuvres: oeuvres manuscrites déposées au Liceo de Bologne. Compositions religieuses: messes, requiem, litaniae, oratorios, Intermezzi. Sonates pour orgue et pour clavecin. Duetti da Camera; oeuvres pédagogiques et théoriques. Un traité de Contrepoint, une Storia della Musica....etc, Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir: https://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Battista_Martini.


•  Johann Mattheson, compositeur allemand (Hambourg: 1681-1764). Organiste, chanteur, théoricien, musicien dès l'âge de 9 ans. Il jouait à cet âge de l'orgue et du clavecin, chantait et composait. Parallèlement, il mène des études poussées dans les domaines du droit et des sciences politiques, mais aussi dans les domaines de la danse et de l'escrime ! Ses débuts à l'opéra de Hambourg remontent à ses 14 ans; il jouait des rôles féminins avant sa mue. Il continuera à se produire dans des opéras de son ami Haendel (1705). A 18 ans, il donne dans ce même théâtre de Hambourg son premier opéra. En 1703, il se rend avec Haendel à Lübeck: ils étaient tous les deux attirés par la succession de Buxtehude à la Marienkirche de Lübeck. Mais, le contrat de succession stipulait qu'il fallait, au titulaire désigné, épouser la fille de Buxtehude. Les deux "compères" firent machine arrière. L'année suivante, Mattheson manque de tuer Haendel lors d'un duel ! En 1715, Mattheson est nommé cantor de la cathédrale de Hambourg, poste qu'il occupa jusqu'en 1728. Là, devenu pratiquement complètement sourd, il se consacrera exclusivement à l'écriture critique et théorique. Oeuvres: 8 opéras, 24 oratorios, cantates, sonates pour flûte ou violon, suites pour clavier. Des ouvrages critiques très connus ainsi que des ouvrages théoriques (der Volkommene Kapellmeister). Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à consulter: http://jan.ucc.nau.edu/~tas3/mattheson.html . [Lien vers une monographie plus complète du site]. 


•  Jean-Baptiste Moreau, compositeur français, Angers-Paris (1656-1733). Il fut élève à la Maîtrise de la cathédrale d'Angers, puis maître de chapelle aux cathédrales de Langres et de Dijon. Puis il vient à Paris où il s'attira les bonnes grâces de la Dauphine. Grâce à la protection de cette dernière, il obtint du roi la commande de plusieurs divertissements et fut choisi pour composer les choeurs et les intermèdes d'Esther et d'Athalie de Racine. Il devint aussi le musicien officiel de l'institution de jeunes filles de Saint-Cyr. Il fut un professeur de chant réputé et eut parmi ses élèves Montéclair, Dandrieu, Clérambault. Il enseigna le chant à Louise Couperin et à sa propre fille, Marie-Claude. Oeuvres: musiques pour plusieurs tragédies de Saint-Cyr, pastorales pour la cour, Te Deum, Requiem, cantiques, motets, chansons diverses. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, par R. de Candé, Seuil, Paris, 1996.


•  Thomas Morley, compositeur anglais (1557-1602). Organiste et théoricien qui fut l'élève de W. Byrd. Il lui enseigna la musique mais aussi les mathématiques. Il fut organiste à St.-Paul à Londres vers 1591. A cette époque il semble avoir joué un rôle comme agent politique pour le compte des catholiques. Il est nommé "gentilhomme de la chapelle royale" en 1592. Il reçoit en 1598 un privilège de 21 ans pour l'édition musicale. On sait que Morley fut en relation avec le poète Shakespeare. Morley est l'un des grands compositeurs de l'époque élisabéthaine, maître des formes vocales légères de type Canzonet et Ballet où la vivacité et la profusion de son génie mélodique font merveille. Il introduit en Angleterre le genre italien du balletto. L'influence italienne est sensible dans pratiquement toutes ses oeuvres vocales profanes. En 1601, il publia The Triumphes of Oriana, recueil collectif de madrigaux en hommage à la reine Elizabeth. Oeuvres: des anthems, des services, un service funèbre. Des motets latins, 60 canzones de 2 à 6 voix. Des ballets, des madrigaux, des ayres, des fantaisies pour 2 violes, des pièces pour le Virginal. Un traité de musique présenté sous forme de dialogues entre maître et élève. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Morley . [Anthem: pièce religieuse anglicane proche du motet].


•   Mozart Léopold (1719-1787), père du célèbre Wolfgang Amadeus Mozart (1756-1791). Léopold Mozart fut compositeur, théoricien et pédagogue allemand. Il a passé dans l'histoire essentiellement pour ses compositions et les réunions de pièces à caractère pédagogique pour son jeune fils. C'est vers 1760 qu'il remarque le talent exceptionnel de son fils. Il va consacrer alors son temps dans la formation de Wolfgang Amadeus, ceci jusqu'en 1773 environ. Son épouse est décédée à Paris en 1778. Il va faire voyager son fils et lui "programmer" des tournées pour le lancer. Léopold Mozart écrivit beaucoup de musique instrumentale et aussi vocale. La fameuse Symphonie des jouets, longtemps attribuée à J. Haydn, est de lui. Il est l'auteur d'une méthode de violon (en 1756, rééditée en 1976). Il a été très influencé par les traités théoriques rédigés par Quantz (1752), par Carl Philipp Emmanuel Bach (1753, pour la flûte et le clavier). Les pianistes, mais aussi clavecinistes, retiennent le fameux Notenbuch für Wolfgang, cadeau que Léopold offrit à Wolfgang en 1762. Ce petit traité forme une suite de pièces en suivant les tonalités utilisées à l'époque. Ce cahier est un grand classique des Conservatoires en classe des débutants au piano (mais aussi au clavecin). Il compte 32 pièces pour clavier, dont certaines sont empruntées à Telemann, Bach.... Il ne faut toutefois surtout pas sous-estimer ce recueil et tout pianiste (ou claveciniste) peut en faire une base de travail quotidien et harmonieux.

http://www.youtube.com/watch?v=hV0PEH5sixg (pièces de Léopold Mozart jouées à notre Virginal italien, par l'auteur du site).

-  deux Menuets de W. A. Mozart joués au clavecin par l'auteur du site: écouter ici,

-  musique de W.A. Mozart jouée au clavecin par l'auteur du site: écouter ici,

-  deux menuets de W.A. Mozart au clavecin par l'auteur du site: écouter ici,

-  musique de W.A. Mozart au piano par l'auteur du site: écouter ici.


•  Georg Muffat (1653-1704). Organiste à la cathédrale de Strasbourg, puis de l'archevêque de Salzbourg et enfin Kapellmeister de l'évêque de Passau. Il étudia la musique de Lully et fut l'élève de Pasquini à Rome. Ses oeuvres sont des Suites pour orchestre, des Concerti grossi et des pièces d'orgue bien connues. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Son fils, Gottlieb Muffat (1690-1770) vécut à Vienne où il fut l'élève de Fux. Il fut très apprécié comme maître de clavecin. Après Bach et Haendel, ce fut l'un des grands compositeurs allemands pour le clavecin au 18ème s. Ses oeuvres sont des pièces d'orgue pour le service liturgique, des partitas et une chaconne + 38 variations pour le clavecin. Même source bibliographique. Site à voir: http://www.hoasm.org/XIIC/MuffatGottl.html . [Lien vers une monographie plus complète du site].


•  Johannes Okeghem, né dans les Flandres vers 1410 et mort à Tours en 1497. Grande figure de la musique en Flandres et en France. Il occupa la maîtrise de la cathédrale d'Anvers. Il a probablement étudié avec Dufay à Cambrai vers 1449. Vers 1446-1448, il a été chantre du Duc Charles de Bourbon à Moulins et, vers 1452, il se met au service des rois de France. C'est ainsi qu'il servit successivement Charles VII, Louis XI et Charles VIII. Il avait le titre de Maître de Chapelle de Chant du Roy. Depuis 1459, il fut trésorier de l'abbaye de Saint-Martin de Tours. En 1470, il voyage en Espagne. Ce fut un théoricien remarquable et un virtuose du contrepoint. Il fut le fondateur de la nouvelle école franco-flammande qui succéda à celle de Dufay, notamment. Avec ses élèves (comme Josquin), il eut une influence considérable en Europe au 15ème siècle et après. Les critiques et musicologues établissent une filiation Okeghem/Josquin/Willaert/Gabrieli/Schütz. Ses oeuvres ont été publiées en édition complète par l'American Musicological Society: 19 messes, des motets, un canon "énigmatique" à 36 voix, des chansons françaises... Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à consulter: http://www.newadvent.org/cathen/11230b.htm .


•  Johann Pachelbel, grand organiste et compositeur (Nuremberg: 1653, Nuremberg: 1706). Ce compositeur est considéré comme l'un des plus grands précurseurs de J.S. Bach. Ce dernier a subi une profonde influence par Pachelbel. Pachelbel fut élève et assistant de J. Caspar von Kerll à Vienne (1672-77). Il occupa ensuite des postes d'organiste à Eisenach (1677), Erfurt (1678), Stuttgart et Gotha (1690-95) et enfin de 1695 à sa mort à la tribune de Saint-Sébald à Nuremberg. Il a une simplicité de style et une pureté d'écriture remarquables, ce qui contraste avec les virtuoses organistes de l'époque dans l'Allemagne du Nord. Il a composé des chorals admirables, souvent "manualiter" (sans emploi du pédalier de l'orgue). Il eut un fils, aussi compositeur et organiste: Wilhelm Hieronymus (1685-1764), contemporain de Bach. Oeuvres principales: des motets et des cantates, des partitas pour violons et basse continue, de nombreuses compositions pour orgue et clavecin (chorals figurés et des préludes de chorals ou Choralvorspiele); des variations sur un thème de choral, des chaconnes, des suites, des toccatas bien connues (pour orgue), des fugues. Sa production est abondante et de haut niveau et très intéressante pour aborder l'orgue dans sa pureté baroque. Biographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. [J. Caspar von Kerll: organiste élève de Valentini à Vienne puis de Carissimi à Rome; il fut vice-Kapellmeister de l'Electeur de Bavière à Munich]. Pachelbel est considéré comme l'ancêtre spirituel de J.S. Bach. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Pachelbel . [Lien vers une monographie plus complète du site].


•  Giovanni Paisiello, compositeur italien (1740-1816). Il est originaire de Tarente. Il fit ses études chez les Jésuites où l'on remarqua sa belle voix. Il reçut alors un enseignement de la musique. A 14 ans, il est envoyé à Naples où il devint l'élève de Durante, puis de Cotumacci et Abos. Il écrivit ses premiers opéras pour Bologne en 1764 et 65, puis pour Venise, Modène et Parme. En 1766, il s'installe à Naples où il devint le rival de Piccinni et aussi de Guglielmi, n'hésitant pas à intriguer pour être le préféré. Il est appelé par Catherine II à Saint-Pétersbourg (1776-84). Il fait alors représenter ses 2 plus célèbres ouvrages: La Serva Padrona et Il Barbiere di Siviglia, lequel eut un succès important. A son retour il est nommé maître de chapelle de Ferdinand IV à Naples. Il perdra cette place pour la retrouver un peu plus tard, grâce à des intrigues notoires. De 1802-1804, il organise la musique du Premier Consul à Paris, puis retrouve son poste à Naples sous Joseph Bonaparte et Murat. Il retombe en disgrâce à la Restauration, mais on lui conserve ses appointements de maître de chapelle. Sa musique est qualifiée de simple, variée, expressive. Il écrivit plus de 100 opéras dont 60 comiques, 32 sérieux, des pastorales, des sérénades, des cantates profanes. Il a aussi laissé des compositions religieuses, dont 35 messes, une passion, 2 requiems, des oratorios, un Miserere à 5 voix. Il a aussi composé des symphonies et 6 concertos pour le clavecin. Biographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Consulter le site: https://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Paisiello .


•  Bernardo Pasquini, compositeur italien (1637-1710). Sa musique est l'une des principales qui annoncent celles de Bach, Haendel et D. Scarlatti. Il était claveciniste, élève de Cesti à Rome. Il étudia beaucoup Palestrina. Il fut organiste de S. Maria Maggiore puis à S. Maria d'Aracoeli. Il fit un voyage à Paris en compagnie du cardinal Chigi. Il joua même du clavecin devant Louis XIV. Puis il fut maître des concerts de Christine de Suède à Rome, claveciniste chez le prince Borghèse et au théâtre Capranica où il retrouvait souvent Corelli dans l'orchestre. On dit qu'il eut comme élève le grand Scarlatti. Pasquini est un grand maître du clavecin à l'articulation des 17 et 18èmes siècles. Oeuvres: 10 oratorios, une quinzaine d'opéras et de nombreuses pièces de clavecin (sonates, toccatas, suites). Il a aussi composé pour l'orgue. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à voir:  http://www.hoasm.org/VIIIC/PasquiniB.html .


•  Giovanni Battista Pergolesi, compositeur italien (1710-1736). Cet homme ne vécut pas longtemps: il mourut de tuberculose pulmonaire à Pouzzoles en mars 1736 (26 ans). Il étudia la musique à Jesi puis à Naples au Conservatorio dei Poveri. Il étudia ensuite avec Greco et Durante. Il se montra rapidement très adroit violoniste sans avoir été, semble-t-il, un enfant prodige. Il fut maître de chapelle du prince de Stigliano et du duc de Maddaloni. Il fut aussi assistant du maître de chapelle de Naples. Il mourut alors qu'il venait à peine d'achever son fameux Stabat Mater. Ses études musicales se sont poursuivies jusqu'en 1730 et ses premières oeuvres n'eurent qu'un retentissement discret à son époque. Il attira l'attention sur lui en 1732 avec l'exécution d'une Messe de sa composition avec double choeur. Son opéra bouffe Lo Frate'nnammorato, un de ses chefs-d'oeuvre, eut un grand succès. Le succès de Pergolèse commence réellement après sa mort. Ses oeuvres sont alors représentées l'étranger. Un intermezzo La Serva Padrona jouera un rôle certain dans le développement de l'opéra-comique français. Des éditeurs sans scrupules lui attribuèrent des oeuvres pour augmenter leurs ventes personnelles ! De sorte qu'actuellement, il est encore difficile de dresser un catalogue des oeuvres vraiment authentiques de Pergolèse ! Il existe des oeuvres qui ont fait la réputation de Pergolèse et qui sont vraiment authentiques: La Serva Padrona (intermezzo), L'Olimpiade (opera seria), Lo Frate'nnammorato (opéra bouffe). Le Stabat Mater a une grande réputation (sincérité, lyrisme). Autres oeuvres: oratorios, cantates profanes (dont Orfeo), des messes, des oeuvres instrumentales dont des concertini et des pièces pour le clavecin (d'attribution parfois douteuse). Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site biographique à consulter: http://www.musicologie.org/Biographies/p/pergolesi.html .


•  Giovanni Pierluigi da Palestrina, compositeur romain (1525-1594). Il prit le nom de son lieu de naissance situé à 40 km à l'est de Rome. Il reçut un premier enseignement à la maîtrise de Sainte-Marie-Majeure. De 1544 à 1551, il occupa le poste d'organiste et de maître de chants à la cathédrale de Palestrina. Lorsque son évêque devint pape (Jules III), il fut rappelé à Rome comme maestro della Cappella Giulia. Puis il fut élevé à la situation de membre du choeur pontifical en remerciement de la dédicace du premier Livre de Messes (1554). A la mort de Jules III, le pape Marcel II lui succède. Il meurt à son tour après 3 semaines de règne. Durant de court pontificat il avait eu le temps de recommander une musique d'église plus simple et plus intelligible. Le pape Paul IV qui succéda exigea la démission des chanteurs de la chapelle pontificale qui étaient mariés ou qui avaient composé des madrigaux ! Palestrina, coupable des deux "forfaits" prend la direction de la cantoria de Saint-Jean-de-Latran (1555-1560), puis celle de Sainte-Marie-Majeure (1561-1568). A côté, il enseigne la musique au séminaire de Rome et organise, l'été, des festivités musicales pour le cardinal d'Este, dans sa villa de Tivoli. En 1570, il reprend ses anciennes fonctions à la Cappella Giulia, avec un salaire augmenté. Sur ordre de Grégoire XIII, il tente de réformer le chant grégorien dénaturé par des interprétations abusives ou des copies très maladroites. Cette tâche importante est abandonnée par manque de documents originaux de base. Palestrina perd sa femme et 2 de ses 3 fils et ses 2 frères suite à des épidémies consécutives aux guerres. Il obtient l'autorisation du pape d'entrer dans les ordres. Mais, moins d'un an plus tard, il épouse une riche veuve dont il va gérer avec succès le commerce de peaux durant au moins 10 ans. Il vit alors dans l'aisance. Il publie sa musique. Il compose de belles oeuvres. Sa réputation est à son apogée. Toutefois, retiré à Palestrina, il meurt subitement en 1594. Il eut des obsèques considérables et fut enseveli à Saint-Pierre de Rome dans la Cappella Nuova. Cette chapelle fut démolie ensuite et ses restes furent perdus. L'importance de l'oeuvre de Palestrina est considérable. Il composait avec soin en style polyphonique avec de courts motifs traités en mode imitatif et avec de subtiles variations rythmiques. Il était doué d'un remarquable sens de l' "orchestration vocale". Oeuvres: 100 messes dont l'Assumpta est Maria, un chef-d'oeuvre. Des centaines de motets, psaumes, hymnes dont un Stabat Mater. Des dizaines de madrigaux spirituels et une centaine de madrigaux profanes. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à voir: http://cornegidouille.be/bio/palestrina.htm .


•  François-André Philidor, compositeur français né à Dreux (1726) et mort à Londres (1795). Il fut illustre joueur d'échecs. Il entre encore jeune à la Chapelle Royale et devient l'élève de Campra. Livré à lui-même, il se décourage face aux difficultés de la vie d'artiste et décide de se produire comme joueur d'échecs dans différents pays. A Londres, il publie son ouvrage Analyse du jeu d'échecs (1749). Il gagne des parties simultanées sans voir les échiquiers. Il rentre à Paris, à la demande notamment de Diderot. Il se tourne vers l'opéra-comique: le succès de Blaise le savetier entraîne une réputation de compositeur pour lui. Il se révèle comme le meilleur représentant de l'opéra-comique français avant Boieldieu. Oeuvres: une trentaine d'opéras-comiques dont Blaise le savetier (1759), Le Sorcier (1764), Tom Jones (1765), l'Amitié au Village (1785); cinq tragédies lyriques, un oratorio profane d'après Horace, des motets, un Requiem, un Te Deum. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Un autre Philidor (André), dit l'Aîné, a composé en France (1647-1730). Il jouait de plusieurs instruments (basson, cromorne). Il fut bibliothécaire du Roi. Il eut 21 enfants ! Quatre devinrent musiciens dont le célèbre François-André (ci-dessus). André Philidor a laissé des opéras-ballets, des divertissements et des mascarades pour la Cour de Louis XIV; il a aussi composé quelques pièces instrumentales.


•  Peter Philips, compositeur né à Londres en 1561 et mort à Bruxelles en 1628. Ce compositeur a vécu à Rome dès 1582 au service du Cardinal Farnèse, puis d'un certain Lord Paget qui l'emmena en Espagne, en France, aux Pays-Bas. Il s'établit à Anvers en 1590. Il se rendit à Amsterdam pour rencontrer Sweelinck. Il est ensuite appelé à Bruxelles en 1597 comme organiste de l'archiduc Albert. Il eut une réputation considérable à son époque. Un tableau de Jan Bruegel (L'Ouïe, conservé au musée du Prado) montre sur une épinette une copie des madrigaux à 6 voix de Philips, ouverte à la page de titre. Oeuvres: Cantiones sacrae de 1 - 8 voix avec basse continue. Messes, madrigaux à 4, 6 et 8 voix, des pièces pour le virginal dont 19 figurent dans le fameux Fitzwilliam Virginal Book. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site: http://www.classical.net/music/comp.lst/philips.html .


•  Niccolo Piccinni, compositeur italien ayant vécu en France (1728-1800). Son père était musicien. Il commença par travailler au Conservatoire S. Onofrio de Naples (élève de Leo et Durante) [1742-1754]. Il commença ensuite une carrière de compositeur de théâtre en 1754. Son opéra bouffe La Cecchina ossia La Buona Figlituola (Rome, 1760) a du succès et fait de lui un compositeur connu et populaire. Cet opéra fut représenté dans toute l'Europe. Un opéra sérieux, L'Olimpiade, 8 ans plus tard, eut un succès que n'eurent pas toujours les oeuvres de Caldara, Vivadi, Pergolesi sur le même sujet. En 1776, assuré de la protection de Marie-Antoinette, il vient à Paris où il apprend le français. Son premier opéra français, Roland, l'occupe durant l'année 1777. A cette époque éclate la fameuse (et un peu ridicule) dispute de pamphlets connue comme la querelle des "gluckistes" et des "piccinnistes". Piccinni est désigné, malgré lui, par quelques amateurs qu'exaspérait le parti exclusif du "tout Gluck". On fait un triomphe à l'opéra Roland en déclenchant la fureur des gluckistes. Piccinni est cependant toujours en faveur auprès de la reine. Il est nommé professeur à l'Ecole Royale de chant et de déclamation. Il dirige la troupe italienne qui se produit à l'Opéra. A la Révolution, il perd ses fonctions et doit retourner à Naples. On le dénonce comme jacobin, sa fille ayant épousé un républicain français. Il passe alors 4 années de misère avant de pouvoir retourner en France. On le retrouve avec enthousiasme. Peu avant sa mort, il est nommé inspecteur au Conservatoire. C'était un homme affable, courtois, pacifique, n'aimant pas les intrigues. Ses mélodies sont élégantes et de qualité. Ses opéras sont séduisants et il composa de très bons opéras bouffes dans le genre napolitain. Les phases finales de ses opéras annoncent l'opéra mozartien. Oeuvres: 33 opéras sérieux italiens, 76 opéras-comiques italiens (opéras bouffes, Intermezzi, Drammi giocosi, Commedie). 9 opéras sérieux en français, 6 opéras-comiques en français, 3 oratorios, une messe, des psaumes. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Niccol%F2_Vito_Piccinni .


•  Michael Praetorius, compositeur allemand né à Thuringe (1571-1621). Fils d'un pasteur luthérien, il fit ses études à l'Université de Francfort-sur-l'Oder. Il débute comme Kapellmeister à Lüneburg. Il devint organiste puis Kapellmeister et secrétaire du duc de Brunswick. Praetorius est l'un des grands compositeurs luthériens et son oeuvre est imposante. Il est connu comme auteur du Syntagma musicum, une encyclopédie qui traite en détail des genres musicaux pratiqués depuis l'Antiquité, des instruments de musique (cette oeuvre est d'un intérêt considérable). Elle comporte 3 volumes et un 4ème inachevé. Oeuvres: 16 volumes de Musae Sionae (plus de 1200 motets). 15 volumes de Polyhymnia et 9 volumes de Musa Aonia (profanes). Des pièces instrumentales. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site: http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Praetorius . [Lien vers une monographie plus complète du site].


•  Henry Purcell, compositeur anglais né à Londres (1659-1695). Sa famille était musicienne. Son père, Thomas, était Gentleman of the Chapel Royal. H. Cooke qui dirigeait le choeur de cette Chapelle fut probablement le premier maître de Purcell. En 1672, un certain P. Humfrey succéda à Cooke et initia ses élèves à la musique italienne et aussi au style français. Purcell mua et devint l'élève de Blow. Grâce à ces maîtres remarquables, les dons du jeune Purcell purent se développer harmonieusement. En 1679, il est nommé "compositeur du Roi pour les violons" et il remplace Blow à l'orgue de l'Abbaye de Westminster. Blow reprendra son poste au décès précoce de son élève. En 1682, Purcell est organiste de la Chapelle Royale. Il compose avec une aisance stupéfiante. Il compose des anthems, des odes de circonstance, des musiques de scène. Sa première oeuvre publiée est un recueil de 12 Sonates à 3 (1683). En 1689, il compose Dido and Aeneas, un chef d'oeuvre. Il est représenté par les pensionnaires d'un collège de jeunes filles de Chelsea auxquelles l'oeuvre était destinée. Purcell meurt à 36 ans d'une cause indéterminée actuellement. Il fut enterré au pied de l'orgue de Westminster. De ses 6 enfants, 3 seulement survécurent. Les oeuvres de Purcell sont abondantes, malgré sa courte vie. La qualité de la production, malgré la quantité, met en évidence un génie exceptionnel. Extrait de ses oeuvres: opéra Dido and Aeneas, 5 pseudo-opéras (Dioclesian, King Arthur, The Fairy Queen, The Indian Queen, The Tempest). Des chansons. Des compositions instrumentales pour près de 50 pièces de théâtre. 60 anthems (analogues des grands motets français du 17ème siècle). Morning and Evening Service pour soli, choeurs et orgue. Un Te Dem and Jubilate. Des oeuvres très belles pour soli, choeurs, trompettes, cordes et orgues, des hymnes, des psaumes, des canons sacrés pour choeur a cappella, des cantiques à 1 ou 2 voix et basse continue. De la musique profane avec des odes de circonstance pour le festival de Sainte Cécile ou pour les anniversaires de la Reine Mary. De la musique instrumentale pour violes, des sonates pour 2 violons et basse, de nombreuses pièces de clavecin. 3 Voluntaries pour orgue. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Lire: http://www.musicologie.org/Biographies/purcell_henry.html .

-  Musique de Purcell jouée au virginal par l'auteur du site: cliquer ici , et aussi ici


•  Jean-Philippe Rameau, grand compositeur français né à Dijon en 1683 et décédé à Paris en 1764. Ce compositeur est l'un des plus grands de France et dans le monde occidental, à l'articulation entre les 17 et 18èmes s. Il fut organiste à l'église Notre-Dame de Dijon. Son père fut probablement son premier maître. Il étudie au Collège des Jésuites; ses résultats étant tout juste moyens, son père l'envoie en Italie pour parfaire sa formation musicale. La musique italienne ne le passionne pas et il revient en France avec une troupe de comédiens dont il est le violoniste. Il devient organiste en Avignon (1702), puis à Clermont-Ferrand. En 1705, il s'établit à Paris. Il y obtient de petits emplois d'organiste qui ne sont pas à sa hauteur. Il n'arrive pas à se faire une situation dans la capitale, malgré la publication, en 1706, de son Premier livre de pièces de Clavecin. Il retourne à Dijon où il succède à son père à la tribune de Notre-Dame (1708-14). De 1715-22, il est organiste à Clermont-Ferrand. Il s'y consacre à des travaux théoriques et compose également. En 1722, il retourne à Paris: il est pratiquement inconnu et n'a encore que peu écrit de musique. Il publie alors, en 1722, un Traité de l'Harmonie et, en 1724, son Deuxième livre de Clavecin. Il commence à se faire connaître. Il est même alors considéré comme l'un des meilleurs maîtres de musique de Paris. En 1730, il devient directeur de la musique privée du Fermier général La Pouplinière. Il rencontre alors Voltaire. Ce dernier lui ouvre les portes de l'Opéra où son Hippolyte et Aricie est représenté (1733). Cependant, les musiciens de l'opéra son fidèles à Lully et ils acceptent mal les audaces harmoniques et les "italianismes" de l'oeuvre de Rameau. Toutefois, le public apprécie grandement l'opéra de Rameau. D'autres opéras vont voir le jour: les Indes Galantes (1735), Castor et Pollux (1737), Dardanus (1739). En 1745, Rameau est nommé "compositeur de la Chambre du Roi". La Princesse de Navarre, en collaboration avec Voltaire, est donnée en grande pompe à Versailles, en 1745, pour le mariage du Dauphin. La gloire de Rameau est acquise et met en déroute les lullistes. En 1752, cette Querelle des Bouffons le précipite dans l'arène. Il sert de cible aux partisans de la musique italienne dont les porte-parole sont Grimm et Rousseau. C'est la "querelle" entre lullistes et ramistes. Rameau s'attaque, avec bonne foi, à la rhétorique un peu spécieuse de Rousseau. Malheureusement, Rameau va dénoncer la gratuité de certaine affirmations de l'Encyclopédie sur le chapitre musical. Ceci fut en grande partie responsable de l'oubli des chefs-d'oeuvre de Rameau durant près de 15 ans après sa mort. Les contemporains de Rameau n'eurent pas la lucidité de reconnaître les progrès que la musique de Rameau apportait. Ses pièces descriptives (par exemple l'effet de tremblement de terre dans les Indes Galantes), ne furent pas immédiatement reconnues. Ses pièces religieuses par contre sont assez conventionnelles dans un style italien plutôt grandiose. Sa musique instrumentale est extrêmement intéressante, notamment ses fameuses Pièces de clavecin en concert (clavecin, violon, flûte + une viole ou un second violon). On note l'emploi, nouveau, de Rameau de certaines dissonances par superpositions de tierces et d'accords de sixtes, quartes ou septièmes ajoutés. Ses théories ont le mérite de se fonder sur des bases scientifiques et non plus seulement métaphysiques. Rameau fut l'un des partisans les plus fermes du tempérament égal. Oeuvres: 32 opéras (tragédies lyriques, comédies-ballets, opéras comiques), 5 motets pour soli, choeurs et orchestre, 7 cantates profanes, 5 séries de Pièces de clavecin en concert, 62 pièces de clavecin, une bonne vingtaine d'écrits théoriques dont un Traité de l'harmonie réduite à ses principes naturels et la Génération Harmonique. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir: http://jp.rameau.free.fr/ . Musique de Rameau par l'auteur de ce site: écouter ici.


•  Luigi Rossi, compositeur italien (1597-1653). Il fut élève à Naples de Giovanni de Macque, maître de la chapelle royale espagnole. Il voyagea à Rome comme chanteur, guitariste et claveciniste de M. A. Borghèse, neveu du Pape Paul V. Puis il fut au service du cardinal Barberini de 1641 à sa mort. Il composa alors une cantate Un ferito cavaliere sur la mort de Gustave-Adolphe (1632). Cette cantate permit à sa renommée de s'étendre en Europe. L'année suivante, il est nommé organiste de Saint-Louis-des-Français. En 1644, Innocent X succède à Urbain VIII. Ce nouveau pape est adversaire des Barberini qui iront se placer sous la protection de Mazarin. Rossi les suit à Paris où son Orfeo est présenté au Palais-Royal devant la cour de France. Le succès fut important mais pas de longue durée, les adversaires de Mazarin en ayant fait le prétexte de violentes critiques aux plans religieux, politique et économique. Le cardinal Barberini juge plus sûr de se retirer en Provence où Rossi le rejoint avant de revenir à Rome. Selon les critiques, les opéras de Rossi sont remplis d'airs admirables. Il est considéré comme le créateur de la Cantate à l'Italienne et de la forme Aria da Capo. Oeuvres: 2 opéras dont Orfeo, quelques oratorios et environ 400 cantate, arie, canzoni, serenate. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Lire: http://fr.wikipedia.org/wiki/Luigi_Rossi . 


Autres Rossi: Michelangelo (1601-1656). Violoniste et organiste qui s'installe à Rome après avoir été assistant, à Gênes, de son oncle. Il est influencé par Frescobaldi et séjourne dans l'entourage des Barberini (voir ci-dessus). Il a composé des oeuvres pour clavier (toccatas, correnti). Salomone: violoniste de cour chez le duc de Mantoue (1570 - 1630). Il fut collègue de Monteverdi et participa à la création de l'Orfeo de ce dernier. Il participa à l'avènement de la Sonate pour violon et au renforcement des techniques du violon. 


•  Antonio Gaspare Sacchini, Florence (1730), Paris (1786). Il fut élève de Durante au conservatoire S. Maria di Loreto à Naples où il fut nommé maestro straordinario di canto. Après avoir fait représenter plus de 20 opéras, surtout à Naples, Venise et Rome, il est nommé directeur du conservatoire de l'Ospedaletto à Venise. L'année suivante il abandonne ce poste pour effectuer un voyage en Allemagne et, de 1772-1782, il va s'installer à Londres où il est d'abord favorablement accueilli. Mais ses moeurs inquiètent ses amis, notamment ses relations avec le sopraniste Rauzzini. En 1782, il part s'établir à Paris avec une recommandation de Joseph II d'Autriche, frère de Marie-Antoinette. Sa venue à Paris intrigue notamment les partisans de Gluck et les amis de Piccinni. On croit à l'arrivée d'un rival sous protection de la reine. Mais il meurt en 1786. Compositions: 45 opéras serie et buffe. 4 oratorios, 2 symphonies, 6 trios et 6 quatuors à cordes. Douze sonates pour clavecin. Biographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir : http://en.wikipedia.org/wiki/Antonio_Maria_Gaspare_Sacchini .


•  Antonio Salieri, compositeur né à Vérone en 1750 et décédé à Vienne en 1825. Il commence ses étude musicales et générales à Venise. Il rencontre le Maître de Chapelle de l'empereur, Gassmann, et le suit à Vienne. Ce Gassmann lui enseigna la composition. Il devint compositeur de la Cour à Vienne et directeur de l'Opéra, puis Kapellmeister de l'empereur. Il voyagea à Paris, Milan, Venise et Rome pour les représentations de ses opéras. Il fut l'ami de Haydn et aussi le maître de Schubert. On prétend qu'il intrigua minablement auprès de l'empereur pour essayer d'éliminer son rival: Mozart. Oeuvres: 33 opéras italiens, 3 Singspiele allemands, 4 opéras français, des cantates, des oratorios (dont le Jugement dernier), 6 messes, des motets et des oeuvres instrumentales intéressantes. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Antonio_Salieri  .


•  Giovanni Battista Sammartini, compositeur né et décédé à Milan (1698-1775). Il fait partie d'une famille de musiciens (père et frère jouent du hautbois). Cette famille est semble-t-il d'origine française. Sammartini a passé presque toute sa vie à Milan. Il y est connu comme musicien d'église occupant des postes d'organiste et de Maître de chapelle, jusqu'à la fin de sa vie (en 1770, année du voyage de Mozart en Italie, Sammartini occupait pratiquement 10 postes d'organiste). Il s'intéresse aussi au compositions instrumentales et vocales. Ce compositeur a contribué d'une manière évidente à la mise au point de la forme "symphonie classique", comme le fit également Vivaldi. En 1734, Sammartini écrivit sa Première Symphonie en 4 mouvements qui suscita un vif intérêt. Sa réputation finit par couvrir toute l'Europe. Il eut Gluck comme élève (1737-41), et de nombreux musiciens de passage à Milan subirent son influence, notamment Mozart. Oeuvres: on dénombre environ et probablement plus de 2000 oeuvres ! Une grande partie est perdue. Il a composé 3 opéras, des oratorios, de très nombreuses oeuvres religieuses, notamment plusieurs Messes, psaumes et un Magnificat, des symphonies, des concerti grossi, des sonates à trois. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996.


•  Alessandro Scarlatti, compositeur italien né à Palerme en 1660 et mort à Naples en 1725. Il est né de parents siciliens et serait, selon certains spécialistes, descendant d'une famille ancienne de Toscane. Dans cette famille, il y eut plusieurs musiciens. A l'âge de 12 ans, il est envoyé sur le continent avec ses 2 soeurs. Il s'établissent à Rome chez des parents (vers les années 1677). Alessandro fut probablement l'élève de Foggia et Pasquini. Il se marie en 1678. L'année suivante son premier opéra est représenté (Gli equivoci nel sembiante) sur l'initiative de la reine Christine de Suède. Scarlatti sera d'ailleurs son Maître de Chapelle privé en 1684. En 1683, il fait représenter plusieurs de ses oeuvres à Naples. Sa soeur Anna Maria est devenue la maîtresse du secrétaire de justice du vice-roi. Cette position lui permet d'obtenir pour son frère Alessandro le poste de maître de la chapelle royale, poste qui serait revenu de droit à un certain Provenzale, maître réputé et déjà secondo maestro. Ce dernier démissionne et l'affaire fait scandale. Scarlatti conserve le poste malgré tout. Il devient rapidement un musicien en vogue dans l'aristocratie napolitaine. Il obtient un congé de 4 mois pour aller à Florence avec son fils (le grand Domenico) sur l'invitation de Ferdinand de Médicis. En fait il reste de 1702-08 à Rome. Il fera un autre long séjour de près de 5 ans loin de Naples, à Rome, pour faire représenter ses oeuvres durant le carnaval. Il accepte, à Rome, le poste de secondo maestro à Sainte-Marie-Majeure et celui de Maître de musique du Cardinal Ottoboni. A Venise, en 1707, il fait un voyage pour la représentation de 2 de ses ouvrages importants: Mitridate Eupatore et Il Trionfo della Liberta. En 1708, le nouveau gouvernement autrichien le rappelle à Naples où il réintègre ses fonctions. Il terminera ses jours à Naples, connu et célèbre. La musique d'A. Scarlatti eut un grand rayonnement et certains le considèrent comme le précurseur de Mozart. Il perfectionne la forme musicale de l'opéra en mettant en forme l'aria da capo, mais aussi en utilisant l'ouverture dite "italienne". Il perfectionne également le genre de la cantate de chambre, genre adopté dès 1700, et dont Scarlatti fut un maître incontesté. Avec lui, le style classique de l'opéra est à son sommet. L'opéra-comique lui doit aussi beaucoup (par exemple Il triompho dell'onore). Oeuvres: 115 opéras, surtout des opéras "sérieux". Toutes les partitions ne sont pas complètes (seuls env. 70 opéras sont parvenus entiers à nous). Une trentaine d'oratorios, 60 motets, des messes et plus de 600 cantates de chambre, 21 sérénades et cantates de circonstance. Des Sinfonie di concerto grosso, Sonate a quattro (quatuors à cordes), des suites pour flûte et clavecin... Alessandro Scarlatti eut, notamment, comme fils Piertro, DOMENICO et Giuseppe. Il eut également une fille prénommée Flaminia. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir: http://www.musicologie.org/Biographies/s/scarlatti_alessandro.html .


•  Domenico Scarlatti, fils du précédent, né à Naples et mort à Madrid (1685-1757). C'est un très grand claveciniste. Qui ne connaît pas les "sonates" de Scarlatti ? Il fut l'élève de son père puis de Gasparini à Venise en 1708. Il a aussi étudié au conservatoire dei Poveri di Gesù Cristo avec Greco. En 1701, il est déjà organiste de la Chapelle royale de Naples. Il fait un bref séjour avec son père en Toscane et fait ses débuts à Naples comme compositeur d'opéras. En 1705, il part pour Venise où il se lie d'amitié avec Haendel qu'il admirera toute sa vie. On le retrouve à Rome de 1709-1714, au service de la reine Maria Casimira de Pologne. Il devient maître de chapelle de l'ambassadeur portugais et de la Cappella Giulia (1715-19). Il abandonne son poste au Vatican en 1719 en prétextant un voyage en Angleterre, mais on n'a pas de preuves tangibles d'un tel voyage. En 1720, il est au Portugal. Il y sera nommé maître de chapelle de la cour en 1728. Il retourne brièvement à Rome, où il se marie, et à Naples. Il vient à peine de s'établir dans ses fonctions à Lisbonne qu'il accepte de suivre la cour de Madrid où il passera le reste de sa vie (1729-1757). Il passe donc 28 ans en Espagne où son existence est compliquée par sa passion du jeu. Durant ces années espagnoles, il semble ne s'être qu'exclusivement consacré au clavecin à part un Salve Regina composé à la fin de sa vie. Scarlatti est considéré par tous les musicologues comme l'artisan essentiel de la technique moderne du clavier dont l'influence s'étendra loin, jusqu'au romantisme de Liszt. Ses "sonates" ne sont pas des sonates au sens où on l'entend sous Beethoven, par exemple. Ce sont des Exercices pour clavier (Essercizi). Elle sont pratiquement toutes de structure binaire avec 2 volets, souvent de structure inversée, avec une répétition de chaque volet. Elles sont de genres très variés, parfois profondes et même mélancoliques, mais le plus souvent d'une virtuosité redoutable. Parfois, la sonate exploite 2 thèmes de manière très libre. La parenté tonale de ses sonates invite à les classer par 2 à 2, ou par 3 à 3. Certaines sont écrites à 2 voix avec un chiffrage de la basse (dans ce cas probablement destinées au violon et clavecin "obligé"). On dénombre 15 volumes manuscrits contenant 496 sonates. Ces documents sont conservés actuellement à Venise. Mais d'autres se trouvent à Parme, Münster ou Vienne. Une réédition moderne (Ricordi-Longo) a permis de publier 545 sonates de Scarlatti. La numérotation de cette édition a longtemps prévalu jusqu'à la nouvelle numérotation du claveciniste américain Kirkpatrick, qui a essayé de reconstituer l'ordre chronologique de ces oeuvres majeures. Oeuvres: 555 sonates pour clavecin, 12 opéras, un intermezzo, une messe à 4 voix, des motets, quelques oratorios, sérénades ou cantates de circonstance. Environ 50 cantates de chambre. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Lire: http://www.baroquemusic.org/bqxdscarl.html .

-  Un enregistrement par l'auteur d'une pièce de D. Scarlatti: écouter ici.


 
   


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