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Suite des compositeurs par ordre alphabétique (1) et (2)



•  César Franck, organiste et compositeur français (1822-1890). Son père fut employé de banque d'origine flamande. Il avait épousé une jeune fille d'Aix-la-Chapelle, Maria Barbara Frings et s'était fixé à Liège. Il eut 2 fils: César et Joseph. Il les destinait les deux à des carrières de virtuoses et il les inscrivit au Conservatoire de Liège. César était le plus doué. Il commença des tournées de pianiste virtuose à 11 ans ! En 1835, il fut amené à Paris pour y travailler le contrepoint et la composition avec Reicha. Cet excellent maître mourut l'année suivante et le jeune César fut admis au Conservatoire de Paris dans les classes de Zimmermann (piano), de Leborne (composition), puis de Benoist pour l'orgue. En 1842, Franck se préparait pour l'obtention du Grand prix de Rome lorsque son père le rappela à Liège, impatient de le voir poursuivre une carrière de virtuose. Il revint cependant à Paris en 1844 et enseigna le piano. A cette époque, il publia ses Trios op. 1 & 2; parmi les souscripteurs il y eut Liszt, Chopin, Donizetti, Spontini. Il occupa à Paris divers postes d'organiste, puis il devint, en 1858, titulaire des orgues de la nouvelle église Sainte-Clotilde. L'année suivante, il inaugura le grand orgue Cavaillé-Coll de cette église, aux claviers duquel il fera toute sa carrière d'interprète et d'improvisateur à l'orgue. En 1872, il succéda à Benoist à la classe d'orgue du Conservatoire, où son enseignement communicatif dépassa largement le cadre d'une classe d'instrument. Il initia ses élèves au génie de Bach, les entraîna à l'improvisation et donna à sa classe une dimension considérable dans la composition. Duparc, d'Indy, Chausson, Vierne, Tournemire furent ses élèves. Sa vie est assez effacée, partagée entre ses élèves, la composition et les récitals d'orgue. Comme artiste de son époque, il fut en fait assez méconnu. Les créations de ses oeuvres passaient parfois inaperçues. Il ne connut son premier succès véritable qu'à 68 ans, l'année de sa mort avec la publication de son Quatuor à cordes. Il fut enseveli au cimetière de Montrouge puis transféré au cimetière de Montparnasse. D'Indy divise l'oeuvre de Franck en 3 périodes: la première faite de pièces de piano faciles, musique "utilitaire" (1841-52), la seconde consacrée à la musique d'église, de qualité inégale (1858-74), la troisième comprenant de vrais chefs-d'oeuvre (1876-90). Ces chefs-d'oeuvre sont notamment: le Quintette, le Quatuor, la Sonate pour piano et violon, les 3 Chorals et les 6 Pièces pour orgue, la Symphonie, les Variations symphoniques. Il y a de grandes pages symphoniques dans Rédemption et les Béatitudes. La musique de chambre de Franck est de grande beauté. Mais sa production, selon les critiques, est inégale, notamment lorsqu'il entreprend une oeuvre de grande dimension. Franck eut une influence importante sur l'évolution de la musique française du 19ème s. Il est le fondateur de l'Ecole d'orgue française contemporaine et il a le mérite d'avoir révélé à ses contemporains le génie de J.S. Bach. L'oeuvre d'orgue de Franck est actuellement souvent incorporée à des récitals sur des instruments qui permettent d'aborder la musique symphonique: on remarque 6 Pièces pour grand orgue avec la fameuse Grande Pièce symphonique (1860-62), 3 Pièces pour orgue (1878) et 3 Chorals très beaux (1890). Il a aussi composé 3 opéras. Sa musique religieuse serait d'un intérêt secondaire selon certains critiques. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à voir: http://www.musiqueorguequebec.ca/catal/franck/frac.html .


•  Giovanni Gabrieli (1557-1612). [On trouve parfois l'orthographe "Gabrielli"]. Organiste et compositeur italien. Il fut l'élève et le disciple de son oncle Andrea Gabrieli dont il publia l'oeuvre en même temps que la sienne propre. De 1575 à 79, il fut l'assistant de Lassus à la chapelle de la Cour de Bavière. A Venise, il devint assistant de Merulo à Saint-Marc, puis titulaire du 2ème orgue en 1584. Il exerça une influence considérable sur l'évolution de la musique, notamment par l'intermédiaire de ses élèves aux rangs desquels figurent Hassler, Aichinger, les Danois Nielsen et Pederson, A. Grandi et surtout H. Schütz. Héritier spirituel de son oncle il enrichit et compléta l'apport d'Andrea à l'histoire de la musique. Leurs génies restent inséparables comme le furent leurs oeuvres dans les publications communes. L'apport personnel de Giovanni, l'originalité capitale de son oeuvre, résident dans la qualité et la précision toute moderne de son instrumentation qui réalise l'équilibre entre les voix et les groupes d'instruments avec une perfection jamais approchée auparavant. Les Canzoni e Sonate sont déjà des compositions "symphoniques", au sens que nous donnons aujourd'hui à ce qualificatif. Ailleurs, il réalise de saisissantes oppositions entre cuivres et cordes, comme dans la célèbre Sonata pian'e forte, oeuvre pratiquement révolutionnaire pour son temps. Les grands Maîtres comme Schütz, Monteverdi, Praetorius, Hassler, Sweelink, Frescobaldi sont tous plus ou moins tributaires du génie des Gabrieli. Quelques oeuvres: 2 livres de Sacrae Symphoniae (musique vocale). Concerti a 6-16 voci avec instruments. Des Madrigaux, des motets. Canzone e Sonate de 3 - 22 voix. Intonazioni e Ricercari per l'organo (4 volumes). Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à consulter: http://fr.wikipedia.org/wiki/Giovanni_Gabrieli . [Lien interne vers une rubrique plus complète].


•  Baldassare Galuppi (1706-1785), compositeur italien d'opéras. Elève de son père (barbier et violoniste de théâtre). Lorsqu'il eut 16 ans, son 1er opéra (Gli Amici rivali) fut copieusement sifflé. Il résolut alors d'apprendre sérieusement son métier de compositeur à l'école de Lotti. Il se remit à écrire des opéras en 1728, avec un certain succès apparemment, car il en donna jusqu'à 5 dans la même année dans les théâtres de Venise. Mais c'est entre 1750 et 65 qu'il écrivit la majeure partie de ses chefs-d'oeuvre, les opéras bouffes, sur des livrets de Goldoni (dont Il Filosofo di Campagna et Il Mondo della luna). A l'exception de séjours à Londres (1741-43) et à Saint-Pétersbourg (1766-69), il vécut à Venise où il devint Maître de Chapelle à Saint-Marc et directeur du Conservatorio degli Incurabili. Dans les beaux finals de ses opéras, il perfectionne l'unité dramatique dans la diversité, recherchée par les musiciens de l'Ecole napolitaine, annonçant les grands ensembles mozartiens. Quelques oeuvres: environ 40 opéras bouffes, dont 20 sur des livrets de Goldoni, et environ 60 opéras "sérieux", ces derniers d'un intérêt moindre selon les critiques. Contributions d'airs à de nombreux Pasticcios, environ 30 oratorios et 7 cantates dramatiques. Sonates et concertos pour le clavecin. Des Concerti grossi. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996 [Lotti fut un organiste italien, maître de chapelle à Saint-Marc de Venise. Il eut notamment pour élèves: Marcello, Galuppi]. Site à voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Baldassare_Galuppi .

https://www.youtube.com/watch?v=Psx91RgyFIM (musique de Galuppi au clavecin, par l'auteur du site).


•  Francesco Geminiani (1687-1762). Violoniste et compositeur. Il fut l'élève de Corelli à Rome. Ce fut apparemment un virtuose remarquable, mais son style exubérant pouvait paraître, selon certains critiques, un peu excentrique si l'on se réfère au classicisme de son Maître Corelli. Sa vivacité et son caractère peu mesuré lui fermèrent la carrière de Maestro di cappella (il perdit la direction de l'opéra de Naples où les musiciens ne pouvaient pas suivre sa battue fantaisiste). En 1714, il s'établit en Angleterre où il se fait entendre avec grand succès, accompagné par Haendel. De 1733-40, il vit à Dublin dans une maison magnifique agrémentée de salles de concerts. Il y reçoit ses élèves et donne des concerts privés. Le reste du temps, sa résidence est à Londres, ceci jusqu'en 1749. Il part s'installer à Paris où il monte aux Tuileries une pièce fantastique à grand spectacle, la Forêt enchantée (mars 1754). En 1755, il revient à Londres et Dublin. Geminiani perfectionna considérablement la technique du violon. Non seulement il jouait avec aisance les oeuvres de Corelli qui passaient pour très difficiles à l'époque, mais il accumulait les audaces techniques dans ses propres oeuvres. Parmi ses ouvrages théoriques se trouve un traité d'une importance considérable, car on y trouve tous les principes de la technique moderne violonistique, The Art of playing on the violon: cet ouvrage rédigé en anglais fait de lui le maître de l'école de violon britannique. Dans ses compositions, cependant, il est beaucoup moins original que ses grands contemporains italiens (Vivaldi, Tartini notamment). Il reste fidèle à l'ancienne forme de la Sonate d'Eglise que lui avait enseignée Corelli, mais sans jamais atteindre à la perfection et à la splendeur des oeuvres de son Maître Corelli. Oeuvres importantes: 42 sonates pour violon. 18 concertos avec violon principal, des Concerti grossi, des trios, des pièces pour clavecin, comme arrangements de concertos. Sept ouvrages théoriques. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à consulter: http://www.baroquemusic.org/bqxgem.html .


•  Orlando Gibbons, compositeur anglais (1583-1625). Son père, William Gibbons, était musicien et conseiller municipal d'Oxford. Il eut 10 enfants dont 4 furent musiciens. Orlando, le plus jeune, avait 4 ans lorsque la famille s'installa à Cambridge, où il fit toutes ses études. A 12 ans, il fut admis dans le choeur du King's College, où il fut l'élève de son frère Edward. Ses études furent couronnées par le titre de bachelier en musique de l'Université de Cambridge et plus tard par celui de docteur en musique d'Oxford. Il fut organiste de la Chapelle Royale de 1605 à sa mort. Il fut aussi nommé par le roi Musician for the Virginalles (1619) et, en 1623, il prit la succession de John Parsons comme organiste de Westminster Abbey (avril 1625). Il dirigea la musique pour les funérailles de Jacques 1er. Quelques semaines plus tard, il est envoyé à Canterbury, avec la Royal Chapel au grand complet pour accompagner le nouveau roi Charles 1er, venu y accueillir sa reine, Henriette de France. Celle-ci se fit attendre et Gibbons mourut entre-temps d'une attaque d'apoplexie à l'âge de 42 ans. Il fut enseveli dans la cathédrale de Canterbury où s'élève un monument à sa mémoire. Il laissa 7 enfants, dont le second, Christopher, fut un excellent musicien, auteur de belles fantaisies pour cordes. Les madrigaux et les fantaisies de Gibbons pour violes le placent, avec Byrd, au 1er rang des musiciens élisabéthains. Ses anthems (sorte de motets anglicans) sont des oeuvres populaires en Angleterre. 15 d'entre eux (full anthems) sont des chefs-d'oeuvre polyphoniques, les autres (verse anthems), où les choeurs alternent avec des soli accompagnés d'orgue ou de cordes, sont d'intéressantes expériences, dans lesquelles Gibbons fut précédé par Byrd et largement dépassé, 50 ans plus tard, par Blow et Purcell. Oeuvres importantes: 2 services complets et 40 anthems, 20 madrigaux et motets pour violes et voix (profanes). 30 fantaisies pour violes. Plus de 50 compositions pour clavier (orgue, clavecin, virginal). Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site: http://www.classical.net/music/comp.lst/gibbons.html . [Lien interne vers une monographie plus développée].


•  Eugène Gigout, musicien français (1844-1925). Organiste à Saint-Augustin à Paris pendant 62 ans. Il fut l'élève de Saint-Saëns à l'école Niedermeyer, où il fut à son tour le maître de Fauré et Messager. En 1911, il succéda à Guilmant comme professeur d'orgue au Conservatoire. Oeuvres: près de 500 pièces d'orgue, quelques motets; des pièces instrumentales, dont une sonate pour piano. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à voir: http://www.musimem.com/gigout.htm .


•  Jean Gilles, compositeur français (1669-1705). En 1678, il est enfant de choeur à Saint-Sauveur d'Aix. Il y reçoit l'enseignement de G. Poitevin qu'il remplacera à la tête de la Maîtrise de mars 1693-avril 95. Il sert ensuite à la cathédrale d'Agde, puis s'en va à Montpellier en 1697. Il obtient en déc. 1697 la Maîtrise de St.-Etienne de Toulouse. C'est dans cette ville qu'il aurait composé sa fameuse Messe des Morts restée célèbre. Sa brève carrière s'acheva à Avignon. Sa Messe des Morts fut jouée aux obsèques de Louis XV et à celles de Rameau. Oeuvres: outre cette Messe fameuse, il a composé des motets à Grand Choeur et symphonie, 10 motets à voix seule. 3 Psaumes. Sa musique a connu une renommée considérable notamment en raison de l'influence italienne qu'on y trouve et grâce au sentiment expressif et profond donnant une impression de majesté. A. Campra fut notamment influencé par lui. On a comparé le génie de Gilles à celui de Delalande. Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993.


•  François Giroust, compositeur français (1738-1799). Il reçut sa formation à la Maîtrise de Notre-Dame de Paris. Il fut nommé maître de chapelle de la cathédrale d'Orléans en 1756. Il fut lauréat du Concert Spirituel de Paris en 1768 (avec Super flumina Babylonis). Il devint, en 1775, maître de chapelle de Louis XVI pour le sacre duquel il écrivit la messe Gaudete in Domino semper. Il a composé 90 motets, 7 messes, un Requiem et 4 oratorios. De 1782-1792, il fut surintendant de la musique du Roi, ce qui ne l'empêcha pas d'écrire, à la Révolution, le Chant pour la Fondation de la République et l'Apothéose de Marat et Le Pelletier. Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993.


•  Claude Goudimel, compositeur français (1515-1572). On ne connaît rien de sa jeunesse ni de ses maîtres. A partir de 1549, il vit à Paris où il publie des chansons et semble avoir été l'associé de l'éditeur Du Chemin. De 1557-67, il est à Metz où il entre en relation avec les milieux huguenots; il s'était intéressé déjà depuis plusieurs années à la traduction des psaumes par Marot et par Bèze. Il envisageait de les mettre en musique aussi. Vers 1560, il se rallie définitivement à la Réforme; ses dernières oeuvres catholiques, un Magnificat et 4 Messes, sont publiées en 1557 et 58. Vers la fin de sa vie, il quitte Metz pour Besançon puis pour Lyon où il fut assassiné 3 jours après la Saint-Barthélémy, lors de massacres de huguenots. Une tradition selon laquelle Goudimel aurait fondé à Rome une Ecole de Musique dont Palestrina aurait été l'élève semble sans fondement. Ses oeuvres eurent une vaste popularité; on les retrouve dans de nombreux recueils des 16, 17 et 18èmes siècles. Sa réputation repose principalement sur le Psautier huguenot dont il a publié 2 versions musicales complètes: l'une en style contrapuntique orné avec mélodie au soprano et l'autre en style harmonique, presque note contre note (1564 et 1565). Cette dernière version occupe une place importante dans la liturgie musicale du culte calviniste. Il a aussi composé des Magnificats, des motets et des psaumes. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à voir: http://www.musicologie.org/Biographies/goudimel_claude.htm .


•  Maurice Greene, compositeur anglais (1696-1755). Organiste à la cathédrale St. Paul et à la Chapel Royal, professeur à l'université de Cambridge et directeur de la King's band of music. Admirateur et ami de Haendel, amitié qu'il perdit en se liant avec Bononcini, c'était le plus important compositeur anglais de cette génération. Avec Boyce et Festing, il fonda en 1738 la Royal Society of Musicians. Il consacra les dernières années de sa vie à une vaste anthologie de la musique religieuse anglicane, que son ami W. Boyce termina et publia sous le titre de Cathedral Music. La musique religieuse de Greene associe l'héritage contrapuntique et modal de l'époque élisabéthaine et le nouveau style concertant. Oeuvres: 2 oratorios: Jephta (1737) et The Force of Truth (1744). Un très beau Te Deum (1737), des motets, anthems, ravissantes mélodies, dont le recueil de Spencer's Amoretti (1739). 6 ouvertures pour ensemble instrumental et des pièces pour clavier... Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à consulter: http://nl.wikipedia.org/wiki/Maurice_Greene_(componist) .


•  Alessandro Grandi, compositeur italien (vers 1577 à 1630). On a supposé qu'il fut l'élève de Gabrielli. En 1597, il est maître de chapelle de l'Acad. della Morte de Ferrare. Il passa en 1610 à l'Acad. di S. Spirito et, en 1616, il prit la direction de choeurs de la cathédrale de Ferrare. En 1617, il entrait au Choeur de St.-Marc à Venise, dont il devint vice-maître de chapelle en 1620, aux côtés de Cl. Monteverdi. En 1627, il fut appelé à diriger les choeurs de Ste-Marie- Majeure à Bergame. Il mourut de la peste avec toute sa famille. C'est un spécialiste du motet concertant et du madrigal monodique. Il fut le premier à utiliser le terme de "cantate" pour désigner certaines oeuvres vocales, en l'occurrence des pièces monodiques en plusieurs strophes variées sur une même basse. Il a composé des Messes, des motets, 4 livres de Cantade et arie, 2 livres de Madrigali concertati. Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Site à consulter: https://fr.wikipedia.org/wiki/Alessandro_Grandi .


•  Nicolas de Grigny, compositeur français (1672-1703). Fils de l'organiste rémois Louis de Grigny, il est né à Reims en 1672. Il a d'abord travaillé avec N. Lebègue. Tout en habitant Paris, il sera nommé organiste à Saint-Denis (abbaye) sans doute appelé par son frère qui était sous-prieur. Il trouva à Saint-Denis un vieil instrument en mauvais état et qui devait être remplacé en 1699. Il épouse Marie-Madeleine de France, fille d'un marchand parisien et il eut 7 enfants. De Grigny est nommé organiste de la cathédrale de Reims en 1697 et il tient aussi les claviers de St.-Symphorien de Reims. Il compose son 1er Livre d'orgue contenant une messe et les hymnes des principales festes de l'année (cet ouvrage sort à Paris en 1699). Ce livre d'orgue fut recopié par le jeune J.S. Bach. Ces partitions permettent de déceler chez de Grigny 2 personnalités: d'abord le successeur de Lebègue, Fr. Couperin avec des dialogues sur les grands jeux, des récits de dessus de cornet ou de cromorne, des basses de trompette, des récits de tierce en taille, etc; ensuite un compositeur sensible et lyrique s'exprimant en "orchestration" de bon aloi avec les timbres neufs mis à disposition des organistes par les Clicquot et Thierry, facteurs du Roi. Il y a aussi le de Grigny successeur notamment de Louis Couperin, devenant un pur polyphoniste continuant à penser horizontal, comme les 5 voix de la symphonie lullyste, comme les 5 voix du grand choeur de Delalande. De Grigny écrit notamment une fugue à 5 parties et se rend maître de cette expression en opposant à la partie neutre d'une pédale assez mouvante, les 2 parties intermédiaires d'un cromorne, les 2 parties de dessus d'un cornet. De plus, de Grigny a tendance à surcharger ses lignes d'ornements constants qui voudraient rendre expressifs les fils de la trame mais brisent inévitablement la mesure. Le tout aboutit à un art intellectuel et raffiné sans pour autant omettre un Grand Offertoire qui se classe parmi les pages majeures de la littérature pour orgue. De Grigny est mort jeune, mais il n'en est pas moins l'un des grands maîtres de l'orgue en France. Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Site à voir: http://www.musicologie.org/Biographies/g/grigny_nicolas.html . [Lien vers une monographie plus riche de ce site sur de Grigny]. 


•  Andreas Hammerschmidt, compositeur allemand (1611-1675). Il fut d'abord organiste au Château de Wesenstein (1633) et à l'église St.-Pierre de Freiberg (1635). Il fut ensuite attaché à l'église St.-Jean de Zittau en 1639, jusqu'à sa mort. Il fut en contact avec H. Schütz dont les oeuvres lui servirent de modèle. Il n'atteignit cependant pas le niveau de ce Maître; toutefois, il connut un vif succès chez ses contemporains, succès qui dura jusque dans la 1ère moitié du 18ème s. Son oeuvre est une oeuvre d'église essentiellement, faisant appel aux nouvelles techniques venues de l'Italie, mais selon le style de la musique protestante allemande, caractérisée par son affinité pour le motet polyphonique. Cependant les nouvelles formes françaises ne lui furent pas méconnues. Les oeuvres de Hammerschmidt sont de facture assez simple. Il accorde beaucoup de soin aux textes choisis dans les Ecritures et parmi les chorals luthériens. Oeuvres importantes: 157 pièces spirituelles dont 21 dans le style italien (Musikalische Andachten). 105 pièces polyphoniques avec ou sans instrumentation ad libitum. 31 pièces dans le style de Schütz avec des parties instrumentales obligées. 17 messes luthériennes. 20 motets latins dont 32 hymnes pour 5 voix et 5 instruments d'où parviennent de belles mélodies de chorals encore en usage actuellement. Recueil de pièces pour 5 violes... Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Site à voir: http://www.bach-cantatas.com/Lib/Hammerschmidt.htm .


•  Johann Adolph Hasse, compositeur né à Hambourg et mort à Venise (1699 - 1783). Il est originaire d'une famille d'organistes de Lübeck. Il fut ténor à l'Opéra de Hambourg (1718) puis à celui de Braunschweig (1719) où il fit ses débuts comme compositeur en 1721 avec Antioco. Nommé maître de chapelle du Duc de Brunswick, il maintient des liens avec la cour jusqu'en 1728. En 1722, il se rend à Naples où il fut l'élève de N. Porpora et A. Scarlatti et où, entre 1726 et 1729, plusieurs de ses opéras furent couronnés de succès. Devenu maître de chapelle au Cons. degli Incurabili à Venise où il écrivit son fameux Miserere, il resta cependant Maestro Supernumerario de la Chapelle royale de Naples. Il épouse une célèbre cantatrice, Faustina Bordoni. Après différentes représentations à Venise, Parme, Milan, le couple fut l'hôte de Dresde où Cleofide (1731) remporta un triomphe qui lui valut le titre de maître de chapelle du roi de Pologne et du prince électeur de Saxe. En 1733, le couple entre au service de la cour de Saxe. Vient alors une période de composition de près de 30 ans, très brillante et féconde. Il refait des voyages en Italie, le plus souvent à Venise. En 1750, il se rend à Paris comme hôte de la Cour. En 1753, il est à Berlin sur l'invitation de Frédéric II. Pour la cour de Dresde, il écrivit des cantates profanes, des cantates pour église, des oratorios. En 1750, il est nommé Oberkapellmeiter. Pendant le bombardement de Dresde, en 1760, sa maison brûle et ses manuscrits furent détruits dans l'incendie. Il noue ensuite des liens avec la cour de Vienne. La mort du prince électeur de Saxe valut au couple d'être congédié. Ils se fixent à Vienne où Hasse composa encore une série d'opéras commandés par la cour. Neuf ans plus tard, le couple se retire à Venise où Hasse vécut encore, sans obligations. Oeuvres: 60 opéras connus, 13 Intermezzi, 12 Oratorios, 10 Messes, 3 Requiems, 22 Motets et des Psaumes, litanies.... Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Site: http://www.hasse-gesellschaft-muenchen.de/ .


•  Michael Haydn, frère du célèbre Joseph Haydn. Compositeur autrichien (1737-1806). Comme son frère Joseph, il fut enfant de choeur de la cathédrale St.-Etienne de Vienne. Il étudia l'orgue, le piano, le violon et la composition. Après des années de jeunesse souvent difficiles, il devint maître de chapelle de l'évêque de Grosswardein. C'est là qu'il dut écrire son concerto en ut majeur pour alto, orgue et orchestre. En 1962, il fut appelé à Salzbourg comme Hofmusicus et Concertmeister. Il y épousa en 1768 la célèbre soprano Magdalena Lipp. La même année parut son Singspiel le plus connu: Die Hochzeit auf der Alm, et en 1771 son Requiem en ut mineur. S'il n'eut pas de rapports personnels avec son collègue Léopold Mozart, mais une profonde amitié le liait à Wolfgang Amadeus, auquel il succéda en 1781 comme organiste de la cour de la cathédrale. Mozart composa même pour son ami Haydn malade 2 Duos pour violon et alto commandés par l'archevêque. Haydn entretenait aussi des relations cordiales avec son célèbre frère Joseph. Dépouillé de son bien par les désordres de la guerre, aigri par des déboires professionnels et par la maladie, il ne trouva pas la force d'achever son second Requiem. Oeuvres: de la musique religieuse (28 messes, 2 Requiems, 114 graduels, vêpres, offertoires, litanies). Plusieurs oratorios et cantates. 30 symphonies et partitas. Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Michael_Haydn . [Graduel: partie propre de la messe qui a la forme d'un chant responsorial. Responsorial: type de chant liturgique dans lequel un soliste alterne avec un groupe choral].

==> pour Joseph HAYDN, écouter ici notre contribution personnelle au virginal italien !


•  Johann David Heinichen, compositeur allemand (1683-1729). Il reçut son éducation musicale à la Thomasschule de Leipzig, puis il étudia le droit. Il se consacra entièrement à la musique à partir de 1709 (Leipzig, Naumbourg et Zeitz). En 1710, il voyage en Italie où il reçut des conseils et des encouragements de Vivaldi. Plusieurs de ses opéras furent représentés avec succès à Venise. En 1716, il est appelé à la cour de Dresde comme maître de chapelle pour " l'église et la chambre ". Parmi plusieurs centaines de compositions dont la plupart sont conservées, on remarque une excellente musique religieuse (Messes, motets, oratorios, hymnes...). Les opéras de Heinichen sont encore asservis au goût de l'époque. Ses cantates sont plus chantantes avec des récitatifs soigneusement travaillés. Il a écrit un ouvrage: Der Generalbass in der Composition (Dresde, 1728). Il fut en rapport avec J.S. Bach chez qui il avait mis en dépôt, à Leipzig, en 1729, des exemplaires de ce traité de basse chiffrée. Le sommet de son oeuvre est la musique sacrée: messes, requiems, Magnificats, Te Deum, cantates sacrées, mais aussi des concertos pour diverses formations instrumentales, 7 sonates pour violon ou flûte et basse continue, une Fantasia pour clavier.... Il dirigea à 13 ans ses premières compositions ! Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Site: http://www.classical.net/music/comp.lst/acc/heinichen.html .


•  Johann Nepomuk Hummel, pianiste et compositeur autrichien (1778-1837). Il reçut ses premières leçons de son père, directeur de la musique à l'orphelinat militaire de Wartberg. En 1786, la famille s'installe à Vienne et Hummel fut admis comme élève dans la maison de Mozart. C'est sous la direction de Mozart qu'il se produisit pour la 1ère fois à Dresde en 1787. Il entreprit alors, avec son père, de fructueuses tournées de concerts en Moravie, Bohême, Allemagne, Danemark, Angleterre et aux Pays-Bas (1788-93). De retour à Vienne, il poursuivit ses études avec Albrechtsberger, Salieri et J. Haydn. Sur recommandation de ce dernier (J. Haydn), les Estherhazy le prirent comme maître de chapelle à Eisenstadt (1804-11). Il vécut ensuite à Vienne et fut appelé à diriger la chapelle de la Cour à Stuttgart (1816-18). Après 1819, il fut maître de la chapelle grand-ducale de Weimar et il fit encore des tournées triomphales en Europe. Hummel est l'un des derniers grands représentants de l'école pianistique viennoise influencée par Mozart. Il était renommé autant comme interprète, compositeur que comme grand improvisateur. Il s'impose, dans ses compositions, aussi dans la musique d'église. Oeuvres: sonates pour piano (à 2 et 4 mains), diverses pièces pour piano (rondos, bagatelles), un septuor op. 74, des concertos pour piano et orchestre (sept). De la musique vocale d'église, cantates, 3 Messes, musique pour choeur, orchestre et orgue, des opéras. Des écrits dont Ausführlich Theoretisch-practische Anweisung zum Pianoforte-Spiel, Vienne, 1828. Site: http://fr.wikipedia.org/wiki/Johann_Nepomuk_Hummel .


•  Elisabeth Claude Jacquet de La Guerre, compositeur français (1660-1729). Artiste fille de l'organiste Claude Jacquet. Elle épousa Marin de La Guerre en 1684. Elle était brillante claveciniste et joua en public dès l'âge de 10 ans. Elle s'attira, enfant, la protection de Louis XIV auquel elle a dédié une grande partie de ses oeuvres. Mme de Montespan la prit à la Cour en 1682. Dès 1684, elle acquit une grande renommée comme claveciniste et compositeur et aussi comme professeur. Après la mort de son mari (1704), elle donna régulièrement des concerts. Ses oeuvres se distinguent par leur qualité et leur invention. Son style est influencé par l'Italie dont elle adopte les formes de la sonate. Oeuvres: nombreuses pièces de clavecin, sonates pour violon et clavecin, sonates en trio (2 violons, viole de gambe et basse continue). Un opéra: Céphale et Procris. Des pastorales, des suites pour clavier. Des Recueils d'airs sérieux et à boire. Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. A voir: http://www.lamediatheque.be/travers_sons/jacquet.htm .


•  Clément Janequin, compositeur français dont on ignore beaucoup, notamment les dates précises de sa naissance et de son décès (1485-1558). Il est originaire du Poitou. Il fut peut-être un disciple de Josquin. C'est en 1529 qu'on trouve vraiment sa trace: il compose une chanson à Bordeaux pour célébrer la paix de Cambrai. Il s'établit ensuite en Anjou jusqu'en 1549. De 1534-37, il est maître de la psallette de la cathédrale d'Angers et, en 1548, il poursuit des études à l'université de cette ville. Il occupe ensuite successivement des postes de curé de Brossay (près de Saumur), d'Avrillé (près d'Angers), d'Unverre (près de Chartres). En 1549, il s'établit à Paris, rue de la Sorbonne. Il fréquente l'Université, devient chapelain et musicien du Duc de Guise et, vers la fin de sa vie, "chantre ordinaire de la Chapelle du Roi". Janequin est un grand compositeur dont on ne sait finalement que très peu de chose. Il vécut modestement et mourut pauvre (son testament en fait foi). Il fut cependant le Maître incontesté de l'Ecole Parisienne de la Chanson. Ses grandes fresques vocales, qui vont même jusqu'à évoquer les poèmes symphoniques du 19ème s., sont, dans le domaine de la musique imitative, sans précédent historique. La célèbre Chanson La Guerre (dite Bataille de Marignan) fut adaptée pour un ensemble à vent par A. Gabrieli, sous le titre d'Aria della Battaglia. Quelques oeuvres: 2 messes (La Bataille et L'Aveuglé Dieu). Plusieurs recueils de psaumes et "chansons populaires. Plus de 250 chansons françaises à 3 et 4 voix, notamment. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. La musique religieuse en langue latine de Janequin est perdue, ou douteuse (messes). Au contraire, ses psaumes et ses chansons spirituelles nous sont parvenus en partie incomplets. Il a utilisé dans ses psaumes de 1549 des mélodies des communautés calvinistes. C'est à nos jours l'un des Maîtres de la Chanson profane descriptive (La Guerre, Le Chant des Oyseaux, La Chasse, Le Caquet des femmes....). A voir: http://cornegidouille.be/bio/janequin.htm .


•  Niccolo Jommelli: compositeur italien (1714-1774). Il fut élève de Prota et de Leo à Naples. Il fait représenter son premier opéra à Naples en 1737 au Teatro Nuovo (L'Errore amoroso). Dans les années qui suivirent, il connut un succès croissant  à Venise (où il est nommé directeur du Conservatoire des Incurabili), à Turin, Padoue, Bologne, Rome.... En 1749, il fait un voyage à Vienne où il donne 5 nouveaux opéras. A son retour, il est nommé maître-adjoint de la Chapelle Pontificale; il commence alors à écrire de la musique religieuse. De 1754-69, il est Maître de chapelle du duc de Wurtemberg à Stuttgart. Il y compose une Passion, un Requiem, et de nouveaux nombreux opéras. Il se perfectionne au contact des techniques musicales allemandes (écriture plus complexe et plus élaborée). A son retour définitif à Naples, en 1769, ses oeuvres ne sont alors considérées qu'avec indifférence, malgré la présence de Mozart pour la première de son Armida abbandonata. Les oeuvres de Jommelli se distinguent par la noblesse de l'inspiration mélodique, surtout dans la musique religieuse. Il possède un réel sens dramatique, notamment dans les récitatifs. L'instrumentation est riche. Oeuvres: une Passion, 2 Oratorios, nombreuses pièces religieuses (un Requiem, un Miserere qui sont des chefs-d'oeuvre). Près de 70 opéras (sérieux pour la plupart). Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. A voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Niccol%F2_Jommelli . Si, à son retour d'Allemagne à Naples, Jommelli fut rejeté, c'est en raison que l'on trouvait son style trop "germanique" et trop structuré !


•  Josquin des Prés: compositeur français né vers 1440 et décédé en août 1521. Il reçut sa première éducation musicale à la Maîtrise de la Collégiale de Saint-Quentin, mais ce fait selon certaines sources n'est pas complètement vérifié. Il aurait été l'élève et disciple d'Okeghem qui lui enseigna certainement les principes de l'imitation canonique. Sa carrière commence vraiment en Italie comme Chantre du Duomo de Milan. Ensuite, il est successivement au service du Duc Sforza à Milan, de la chapelle pontificale à Rome. A partir de Rome, il entreprend des voyages en Italie avec le Cardinal Sforza. Il fut aussi au service du Duc de Ferrare (en l'honneur duquel il composa sa messe Hercules dux Ferrariae). Il entra aussi au service du Roi de France Louis XII. Il est quelque temps Maître des Choeurs aux cathédrales de Cambrai et Saint-Quentin. Les dates de la carrière de Josquin des Prés et les itinéraires de ses voyages, notamment en Italie, n'ont pas pu être déterminés avec grande précision. On sait toutefois qu'il vécut les 10 dernières années de sa vie à Condé-sur-l'Escaut en qualité de chanoine. Les compositions de Josquin des Prés étonnèrent et émerveillèrent chacun jusqu'à l'arrivée de Roland de Lassus et Palestrina. Son oeuvre fut finalement oubliée jusqu'au 18ème s. C'est à Burney et Fétis que l'on doit la redécouverte de ce compositeur. Son génie apparaît maintenant immense et évident au public: il surpasse ses prédécesseurs dans le domaine de l'habileté du contrepoint. Les critiques disent que son inspiration mélodique et la justesse de son expression sont des qualités à relever. Il fut particulièrement habile et expressif dans ses Motets (Ave Maria, Stabat Mater, Miserere). Oeuvres: 19 messes, 129 motets, hymnes et psaumes, 86 pièces profanes, notamment des chansons. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. [Okeghem: musicien né dans les Flandres où il exerça à la maîtrise de la cathédrale d'Anvers. Ce fut un très grand théoricien et virtuose du contrepoint. Il est considéré comme le fondateur de la nouvelle école polyphonique franco-flammande]. Voir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Josquin_des_Pr%E9s .


•  Reinhard Keiser, compositeur allemand (1674-1739). Il était le fils de l'organiste de Teuchern et Weissenfels (Gottfried Keiser). En 1685, il entra à la Thomasschule de Leipzig où il travailla avec J. Schelle et aussi probablement J. Kuhnau. En 1693, il débuta à Braunschweig avec un opéra Basilius qui fut aussi représenté à Hambourg en 1694. La  même année il fut nommé maître de chapelle en remplacement de J.S. Kusser. En 1696, il fait représenter un opéra Mahumet II à Hambourg. Sa réputation va en grandissant. En 1700 et 1701, il dirigea les concerts d'hiver au palais de l'ambassadeur impérial. Le Duc de Mecklembourg lui donne le titre de maître de chapelle. En 1703, il prit le "bail" de l'opéra de Hambourg avec l'écrivain Drüsicke. Après un voyage à Weissenfels en 1706, il abandonna la direction de l'opéra de Hambourg et se consacra alors à une libre collaboration avec cet opéra. Pendant les 10 années suivantes, il écrivit 25 oeuvres nouvelles. Dès 1712, il se tourna plutôt vers la musique d'église et écrivit des cantates profanes. En 1718, il quitta Hambourg et séjourna à la Cour de Stuttgart où il dirigea des concerts. En 1721, il retourne à Hambourg où Telemann venait d'occuper le poste suprême dans le domaine de la musique religieuse. Il se rend alors à Copenhague où il finit par obtenir le titre de maître de chapelle. Il y fit représenter 2 opéras. Revenu à Hambourg, il voulut reprendre pied à l'opéra. Mais, en 1728, il fut choisi comme successeur de J. Mattheson à la cathédrale de Hambourg. Les 10 dernières années de sa vie sont consacrées à la musique religieuse. Oeuvres: 120 opéras allemands, oratorios, musique religieuse (Passion, Cantates, motets). Musique instrumentale (sonates en trio). Recueils d'airs (musique vocale). Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Voir aussi: http://fr.wikipedia.org/wiki/Reinhard_Keiser .


•  Johann Kaspar Kerll, compositeur allemand (1627-1693). Il était le fils d'un organiste protestant mais il devait par la suite se convertir au catholicisme. Entré jeune au service de l'archiduc Leopold Wilhelm, frère de l'empereur Ferdinand III, il travailla à Vienne avec G. Valentini et à Rome avec Carissimi et même, dit-on, avec Frescobaldi. Il fut organiste de l'archiduc à Bruxelles, Vienne et Kremsier, et il prit, en 1656, la direction de la chapelle à la Cour de Munich. Il s'y illustra surtout comme compositeur d'opéras. En 1673, des intrigues le firent renoncer à son poste et il se retira à Vienne où, en 1677, il entrait comme organiste à la Chapelle impériale. C'est de cette époque que datent ses oeuvres pour clavier. Il fut un professeur renommé pour l'orgue et la composition. Il eut comme élèves Steffani, Gletle et son propre fils Johann Christoph. Après le siège de Vienne par les Turcs (1683), il retourne à Munich. Vers la fin de sa vie, il fit des séjours à Rome et se mêla à l'entourage de la Reine Christine de Suède. On le considère comme un précurseur direct de Bach. Oeuvres: 6 sonates pour instruments à cordes, 8 Toccate, 6 Canzone, 4 Suites de danses... Des Messes et des Compositions liturgiques, un Requiem. De la musique de théâtre, des opéras assez nombreux et des écrits théoriques dont Formatione delli tuoni e regole del contrapunti. Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Voir: http://www.hoasm.org/VIB/Kerll.html .


•  Johann Ludwig Krebs, compositeur allemand (1713-1780). Il est le fils d'un organiste, Johann Tobias Krebs, qui étudia avec J.S. Bach. Johann Ludwig fut à la Thomasschule de Leipzig l'un des meilleurs élèves de J.S. Bach (1726-35). En 1737, il est nommé organiste à la Marienkirche de Zwickau, puis, en 1744, organiste à la cour de Zeitz. N'ayant pu obtenir la succession de Bach à Leipzig, il prit le poste d'organiste à la cour d'Altenburg en 1756. Il a publié 4 suites pour clavecin, des exercices pour clavier (Klavierübung in 3 Teilen), des sonates en trio, 6 sonates pour clavecin, flûte ou violon. Il reste encore des oeuvres manuscrites non publiées. Johann Gottfried Krebs, son fils aîné, a exercé des fonctions d'organiste puis de cantor à Altenburg. On lui doit 71 cantates notamment, des psaumes, un oratorio... Bibliographie: Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. Voir le site: http://de.wikipedia.org/wiki/Johann_Ludwig_Krebs .


•  Johann Kuhnau, compositeur et organiste allemand (1660-1722). Il fait des études générales et musicales à la Kreuzschule de Dresde. Il fut nommé ensuite Cantor à Zittau. En 1682, il s'installe à Leipzig pour le reste de ses jours. Il y poursuit ses études (langues anciennes, droit...). Il fonde le Collegium Musicum en 1688 et obtient les postes d'organiste à Saint-Thomas (1684), de directeur musical de l'Université (1700) et enfin de cantor à Saint-Thomas (1701). J.S. Bach lui succédera. Son oeuvre est d'un très grand intérêt historique: le premier, il adapta, en 1695, au clavier, les principes de la sonate en trio italienne (plusieurs mouvements sans pièces de danses). Oeuvres: une Passion selon St.-Marc, des motets, et des cantates pour l'église mais surtout des pièces pour clavier: 14 sonates (dont les 6 célèbres Biblische Historien), 21 partitas en 2 recueils. On lui doit aussi des traductions de textes hébreux, latins, grecs, français, italiens, et des poèmes satiriques ainsi que des écrits sur la musique. C'est l'un des grands prédécesseurs de Bach. Bibliographie: Dictionnaire des compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir le site suivant pour info.: http://www.bach-cantatas.com/Lib/Kuhnau-Johann.htm .


•  Nicholas Lanier, compositeur anglais (1588-1666). Il fut chanteur, compositeur, peintre (origine française). Il fut au début au service de Henry, Prince de Galles, puis de Charles Premier. De 1625-1627, il séjourna en Italie où le Roi et le Duc de Buckingham l'avaient envoyé acheter des tableaux. Dès 1626, il était maître de la Musique royale et en assuma encore la direction après la Restauration. En 1614, il collaborait avec G. Coperario au "masque" de Th. Campian, représenté au mariage du comte de Somerset. En 1617, il écrivait de la musique pour un "masque" de Ben Jonson, The Vision of Delight, et il préparait des décors pour le Lowers made Men (aussi de Ben Jonson). Lanier passe pour avoir introduit en Angleterre la musique de récitatif. Ses oeuvres sont contenues dans des recueils de J. Playford. Bibliographie: Dictionnaire de la musique, Collection Marc Honegger, Bordas, Paris, 1993. [Masque: divertissement dramatique ou allégorique en Angleterre]. Voir aussi: http://www.hoasm.org/IVM/Lanier.html .


•  Nicolas Lebègue, organiste et compositeur français (1631-1702). Ce fut l'un des grands organistes français du 17ème s. Il fut notamment organiste de l'Eglise St.-Merry à Paris. Puis il fut organiste de la Chapelle Royale en 1678, succédant à La Barre. Il appartient à l'école de Chambonnières et il a formé de nombreux élèves, parmi lesquels Grigny et d'Agincourt. Il a publié 3 livres d'orgue et 2 livres de clavecin. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. [Lien vers une monographie plus complète dans ce site].


•  Leonhard Lechner, compositeur allemand (vers 1553-1606). Il fut élève de Lassus comme enfant de choeur à la Chapelle de Bavière. Il resta toute sa vie un fervent admirateur de son maître, dont il contribua à publier les oeuvres. Il fut Kapellmeister à la cour de Wurtemberg, à Stuttgart. Les éditions Bärenreiter, en 1954, ont sorti de l'oubli les oeuvres de Lechner: messes, motets, Psaumes de la Pénitence, une Passion selon Saint-Jean, des lieders allemands sous forme de madrigaux. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir le site: http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonhard_Lechner.


•  Gaetano Latilla, compositeur italien (1711-1788). Il fut élève du conservatoire S. Onofrio de Naples. Il vécut principalement dans cette ville, composant pour le théâtre et donnant des leçons, exception faite d'un séjour à Rome et d'un autre à Venise où il occupa le poste de secondo maestro di cappella à Sainte-Marie-Majeure (1738-41) et à Saint-Marc (1762-72). Sa soeur Silvia fut la mère de N. Piccinni, autre grand musicien du 18ème s. Oeuvres: une cinquantaine d'opéras sérieux et bouffes, de la musique religieuse, un oratorio, des symphonies, 6 quatuors à cordes. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site à consulter: http://en.wikipedia.org/wiki/Gaetano_Latilla . Latilla est considéré comme un maître de l'opéra italien du 18ème siècle.


•  Jean-Marie Leclair, compositeur et violoniste français (1697-1764). Ce fut l'un des plus grands virtuoses de son temps. Il fit l'apprentissage de la passementerie avec son père. Toutefois, attiré par les arts, il devint danseur tout en cultivant son art du violon. A Turin, où il se produisait comme premier danseur et maître de ballet, il rencontre le violoniste Somis, dont il devint l'élève. Ensuite, établi à Paris en 1728, il connaît un grand succès au Concert spirituel de la Cour. Devenu membre de l'orchestre royal, dans des conditions qui ne lui convenaient pas, il donna sa démission après 2 ans. Il se rendit en Hollande pour y rencontrer Locatelli, passa un an à Chambéry près de l'Infant d'Espagne, puis revint à Paris où il fut premier violon dans l'orchestre privé du Duc de Grammont. Il fut assassiné dans la nuit du 22 au 23 oct. 1764. On n'a jamais connu l'auteur ni les raisons de ce crime. Il avait 2 frères musiciens, Jean-Marie ("le Cadet") et Pierre. Leclair fut le plus grand maître français du violon. Comme Couperin à l'orgue, il chercha à réaliser la fusion entre styles français et italien. Il y parvint dans une oeuvre originale, très élégante, où se mêlent le brio de l'écriture, la richesse de la mélodie et même l'habileté du contrepoint. Oeuvres: ses oeuvres ont été reprise dans une édition moderne (M. Pincherle). Un opéra (Scylla et Claucus), des sonates pour violon seul, 49 sonates pour violon ou flûte et basse continue, 11 concertos pour violon, un concerto pour flûte ou hautbois. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Voir: http://www.hoasm.org/VIIC/Leclair.html .


•  Claude Le Jeune, compositeur français (1528-1600). On ne sait pas énormément de choses de sa vie. En 1554 paraît à Louvain son premier recueil de chansons. Vers 1580, il est maître de musique du duc d'Anjou. Lors de la Journée des Barricades, en 1588, ses sympathies huguenotes l'incitent à fuir Paris avec ses manuscrits. Arrêté par les soldats de la Ligue, il doit son salut à la sauvegarde de ses oeuvres (qui faillirent être brûlées) par son ami catholique le compositeur Mauduit. En 1598 paraît un de ses plus beaux recueils: le Dodécachorde contenant 12 Psaumes de David. Selon la page de titre, il est alors "compositeur de la musique de chambre du roy" (privilèges d'édition et haute fonction sans doute accordés par Henri IV en application de l'Edit de Nantes). Dans une publication posthume, Le Printemps, contenant 39 chansons, une importante préface sur la Musique mesurée précise que Le Jeune a réussi, mieux que quiconque, l'alliance de l'harmonie moderne et de la métrique antique, selon les principes d'Antoine de Baïf; ce poète avait fondé en 1570 une Académie pour encourager la composition de musique sur des vers français mesurés selon la prosodie classique (la métrique poétique, définie par la répartition des longues et brèves, considérée comme l'âme de la musique). Le dernier recueil de psaumes de Le Jeune (publié par sa soeur en 1613) fut largement diffusé dans l'Eglise Calviniste qui l'utilise encore couramment de nos jours. La plupart des pièces de ce recueil sont traitées en contrepoint simple, note par note, avec le thème principal au ténor. Dans leur sobriété, très favorable au chant collectif, elle sont d'une réelle beauté. Mais, selon les critiques, les plus belles pièces de Le Jeune sont dans le recueil de 1598, notamment le Dodécachorde et les chansons françaises. Oeuvres: environ 500 psaumes, dont au moins 2 versions complètes du Psautier de Genève, grands Motets latins, une Missa ad placitum et plus de 200 chansons françaises. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Site: http://www.musicologie.org/Biographies/le_jeune_claude.html .


•  Leonardo Leo, compositeur italien (1694-1744). Il fut l'élève de Fago au Conservatorio della Pieta dei Turchini à Naples. Il a certainement subi l'influence d'A. Scarlatti, dont il est le plus remarquable émule, probablement. Mais il n'a jamais été son élève directement. Encore au conservatoire, il fait ses débuts de compositeur avec un drame sacré: l'Infedelta abbattuta, interprété par ses condisciples en 1712. Il devint organiste, puis primo maestro de la chapelle royale et enseigna aux conservatoires napolitains della Pieta dei Turchini et de S. Onofrio, où il eut pour élèves Jommelli et Piccinni. Il eut une grande habileté d'écriture contrapuntique (belles séquences fuguées dans des messes ou des psaumes). Il est caractérisé par une grande noblesse d'inspiration mélodique dans ses oeuvres religieuses, par une verve intense dans le genre naissant de l'opéra bouffe. Leo est l'un des grands maîtres de l'Ecole napolitaine. Ses opéras dits sérieux seraient d'un intérêt moindre, selon les critiques. Oeuvres: 6 oratorios, 6 messes pour choeurs et orchestre, 4 Credos isolés, nombreux motets et psaumes. Plusieurs cantates à voix seule et plus de 70 opéras, dont 2 drames sacrés et 22 opéras bouffes, de la musique instrumentale (concerto pour 4 violons, 6 concertos pour violoncelle, toccatas pour le clavecin). Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. A lire: http://fr.wikipedia.org/wiki/Leonardo_Leo .


•  Jean-François Lesueur, compositeur français (1760-1837). Maître de Chapelle à Dijon, Le Mans, Tours et Notre-Dame de Paris. Il inaugura un style grandiose pour la musique religieuse. On lui reprocha même d'avoir introduit l'opéra à l'église et la musique religieuse à l'opéra ! Il sera successivement directeur de la musique impériale et surintendant de la musique pour Louis XVIII. Il fut professeur au Conservatoire où il forma 12 Prix de Rome (Berlioz, Thomas, Gounod...). Oeuvres: 8 opéras, 33 messes, motets, psaumes, oratorios et cantates de circonstance. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, 1996. http://www.musicologie.org/Biographies/l/l001.html  = site à consulter.


•  Pietro Locatelli, compositeur italien (1695-1764). C'est un grand violoniste. Il fut l'élève de Corelli à Rome. On ignore presque tout de sa vie. Il apparaît qu'il a beaucoup voyagé avant de s'établir à Amsterdam où il donnait des concerts publics réguliers. Dans ses concertos et ses sonates, il perpétue la grande tradition de son maître Corelli. Dans ses Caprices il ne se préoccupe que de la pure virtuosité instrumentale avec extravagance et audace (annonçant Paganini). Oeuvres: L'Arte del violino op. 3 avec 12 Concerti grossi et 24 Caprices. 6 Introductions théâtrales, 6 concertos a quattro. Contrasto armonico (concertos à 4). Sonates pour violons, pour flûte, sonates en trio, Caprices énigmatiques. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. Lire: http://fr.wikipedia.org/wiki/Pietro_Locatelli .


•  Marin Marais, compositeur français (1656-1728). Marais fut un illustre joueur et compositeur de viole, élève de Lully, de Hottemann et de Sainte-Colombe. Soliste dans l'Orchestre Royal et à l'Académie Royale de musique, il était probablement le plus grand violiste de son temps, avec Forqueray. Il est aussi l'un des meilleurs compositeurs de l'époque pour la viole. Il est resté attaché dans sa musique à la tradition lullyste et subit peu l'influence italienne. Son génie mélodique et sa science de l'écriture instrumentale en font l'un des plus grands compositeurs français du 17ème siècle. Oeuvres: 4 opéras, 5 livres de pièces à une et 2 violes, pièces en trio (flûte, violon et dessus de viole). La Gamme: suite de sinfonie pour violon, viole et clavecin. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. [Sainte-Colombe = grand virtuose de la viole et de la basse de viole à Paris, vers 1650-1700]. Voir: http://www.musicolog.com/marais.asp


•  Padre Antonio Soler, compositeur espagnol (1729-1783). Il a étudié la musique au monastère de Montserrat avec un élève de Cabanilles, puis il fut nommé très jeune maître de chapelle de la cathédrale de Lérida. En 1762, il devint moine de l'ordre de Saint-Jérôme et il fut organiste du monastère royal de l'Escurial. On pense qu'il aurait été durant quelques années l'élève de Scarlatti, le grand Maître de la sonate pour clavecin. Les oeuvres du Padre A. Soler sont incontestablement d'une veine bien proche de celles de Scarlatti. Oeuvres: motets, psaumes, musique de scène. 6 quintettes pour orgue et cordes, 6 concertos pour 2 orgues et surtout un grand nombre de sonates et Tientos pour orgue ou pour clavecin. Il a écrit un Traité: Clave de la modulacion. Bibliographie: Dictionnaire des Compositeurs, R. de Candé, Seuil, Paris, 1996. [Juan Cabanilles: organiste de la cathédrale de Valence de 1666 à sa mort en 1712. C'est l'un des plus grands maîtres espagnols de l'orgue au 17ème siècle]. Site: voir le lien ici .  
    
  
    
   
 


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