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Notre virginal italien Neupert


Notre virginal: un instrument de J.C. Neupert d'après Benedetto Floriani, Venise, vers 1572

Vue de notre virginal italien Neupert (1995), selon B. Floriani (vers 1572). Cliché personnel




•   L'occasion s'est présentée à nous d'acquérir (en oct. 2012) un virginal italien construit, en 1995, par le grand facteur allemand J.C. Neupert d'après un instrument de Benedetto Floriani, Venise, 1572. [Voici une référence concernant des virginals de ce facteur italien du 16ème siècle: cliquer ici ]. 

•   Pour les deux virginals construits encore actuellement par la Manufacture Neupert de Bamberg: cliquer ici . Et voici la référence plus particulière pour le modèle italien Floriani que nous avons pu acquérir d'occasion en parfait état: cliquer ici .

•   Pour le texte ci-dessous, nous nous référons à la monographie concernant le virginal dans le Larousse, Dictionnaire de la Musique (sous la direction de M. Vignal), 2005" Terme désignant, en Angleterre, vers l'an 1600, tous les instruments à clavier et à cordes pincées. Ce n'est que plus tard que sera établie la différence entre "harpsichord" (clavecin) et "virginal" (devenant alors synonyme d'épinette, instrument à un seul registre, sorte de petit clavecin portatif). L'origine du terme virginal serait, selon les uns le mot "virga" (sautereau), selon les autres le fait que l'instrument, le plus souvent rectangulaire avec clavier sur le côté, était généralement joué par les jeunes filles. On ne saurait en tout cas y voir une allusion à la "Reine vierge" (Elisabeth Ière). En tant qu'instrument, le virginal n'est d'ailleurs pas d'origine anglaise, et nombreux sont les instruments, au 16ème s., qui sont fabriqués aux Pays-Bas. Mais sa musique appartient bien à l'Angleterre qui donne ainsi naissance, par-delà l'influence d'un Cabezon, par exemple (venu en 1554 dans la suite de Philippe II à la cour de la reine Mary, où il a introduit le nouveau style espagnol, en particulier la "variation"), à la première grande Ecole de composition pour clavier occidentale, celle, fameuse, des virginalistes. Le premier musicien à composer pour le virginal est probablement Hugh Aston (vers 1552). Le plus grand est probablement John Bull (1563-1628), dont les oeuvres dénotent une virtuosité d'autant plus remarquable qu'à l'époque, le passage du pouce était encore chose inconnue, on ne joue pratiquement qu'avec 3 doigts de chaque main. Après viennent William Byrd (1542-1623), dont environ 50 pièces nous sont parvenues, puis Thomas Morley (1557-1603), Orlando Gibbons (1583-1625) et Giles Farnaby (vers 1565-1640), qui, parfois, contrairement à Bull, ne se débarrassent pas du style de la musique vocale, et donc écrivent probablement un peu moins bien pour l'instrument seul. De fait, au début, la musique pour virginal consiste principalement en arrangements et transcriptions de pièces vocales. Mais de plus en plus, on exploite les effets particuliers de l'écriture pour clavier (traits virtuoses, gammes, arpèges, notes répétées, larges écarts pour la main droite, ceci annonçant curieusement Domenico Scarlatti). Les deux plus importants recueils de pièces pour virginal sont, au début du 17ème siècle, le Parthenia (édité en 1611) et bien sûr le Fitzwilliam Virginal Book [important manuscrit de 416 pièces des différents virginalistes (Bull, Byrd, Morley, Philipps, Tallis, Dowland, Farnaby...)]. Ce recueil, confectionné en 1630, est légué en 1816 par un riche collectionneur à l'Université de Cambridge laquelle en assurera la publication en 1899. Selon certaines sources, ce sont les virginals italiens qui sonnent le mieux car leur table d'harmonie n'est pas entravée et leurs dimensions sont plus généreuses (le nôtre, copie d'un virginal italien, mesure 1,70 m de long pour le grand côté pour un poids de 11 kg à peine, non compris le support). Le clavier en est court, puisque, contrairement au clavecin et à l'épinette, il ne peut pas parcourir un flanc entier de la caisse (même s'il se trouve, il est vrai, dans le sens de la longueur). La vraie raison est surtout que son répertoire était celui des 16ème et du début du 17ème siècles, donc avec un ambitus plus réduit. Souvent, les virginals anciens possèdent, dans le registre des basses, l'octave courte (l'explication donnée aussi ici)"

•   Si le virginal est construit par des facteurs célèbres de l'Europe du Nord (Allemagne, Pays-Bas...), cet instrument, proche de l'épinette, sera aussi construit directement par des facteurs du Sud de l'Europe, notamment en Italie. L'épinette italienne (ou virginal) est bâtie plutôt sur un plan à 10 degrés environ, au maximum (*), dans un meuble pentagonal, avec un clavier extérieur à la caisse et possédant, fait remarquable, deux chevalets vibrants, là où l'épinette (ou virginal) française n'en comporte qu'un seul, comme le clavecin. Cette différence engendre des différences notables de la caisse et dans la disposition des cordes. Mais ceci entraîne également une différence importante dans les sonorités du virginal italien par rapport au virginal du Nord de l'Europe: le virginal italien possède des sonorités plus rondes et chaudes (pouvant évoquer un peu la harpe), alors que le virginal du Nord possède des sons un peu plus pointus, relativement proches des petits clavecins. Autre particularité du virginal italien: les basses (cordes) de l'instrument sont situées juste devant l'exécutant alors que les aiguës sont à l'arrière. (*) Dans le cas du virginal que nous avons acquis, les cordes sont parallèles au grand côté de l'instrument (pas d'angle des cordes par rapport au 1,70 m du long côté, côté portant également le clavier). L'avantage d'un facteur tel que J.C. Neupert de Bamberg est de présenter, actuellement, deux reconstitutions de virginals, l'un italien (Venise) et l'autre du Nord de l'Europe (Amsterdam): revoir le lien suivant en cliquant sur les petites photos pour obtenir le détail. Dans le cas du virginal italien ancien, le clavier est pratiquement toujours placé à l'extérieur du plus long côté de l'instrument, alors que dans le cas du virginal "nordique", le clavier est pratiquement toujours placé à l'intérieur d'un des longs côtés de l'instrument qui prend, le plus souvent, la forme d'une caisse rectangulaire. 

•   Le lecteur trouvera de très nombreux renseignements et textes intéressants dans le lien suivant: cliquer ici (lien actif en nov. 2012). 

•   La Manufacture J.C. Neupert de Bamberg a construit notre virginal sur le modèle d'un instrument attribué au facteur vénitien Benedetto Floriani, vers 1572 environ. Il s'agit d'un virginal typiquement de facture du Sud avec deux chevalets vibrants sur la table d'harmonie. Voici les caractéristiques techniques données, en anglais, par le constructeur J.C. Neupert:

•   " The prototype for this virginal from the NEUPERT workshops is an instrument of the Venetian master Benedetto Floriani. Three of his instruments from the period 1568-1572 still exist. With their hexagonal shape and light construction (weight 11 kg !), made from southern European conifers such as cypress or cedar, the Floriani virginals are typical examples of the highly developed art of musical instrument making in Italy during the last period of the Renaissance. Thanks to the dark yet warm timbre of the full-bodied sound, the virginal retained its significance throughout the centuries as a domestic musical instrument, which role it shares with the spinet. The difference between both types of instruments is that the virginal has its bass strings nearest the player whereas in the spinet the exact opposite is the case. The case of the NEUPERT "Floriani" virginal is made in the Italian tradition from cypress (cyprès) or cedar (cèdre), the top edges being decorated with ivory studs. The naturals are covered with boxwood (buis), the sharps are of ebony (ébène). Technical details: disposition: 1x 8'. Compass: B1-d3 = 4 1/3 octaves [soit Si1-Ré3]. Pitch: a1 = 415 Hz or a1 = 440 Hz optionally. Length 170 cm (5'7"), width 51 cm (1'8"), net weight: 11 kg ". Les plectres des sautereaux sont en Delrin, sur notre instrument . 

•   Nous choisissons d'accorder ce virginal au La à 415 Hz, au tempérament égal. Le répertoire s'étend, bien entendu, aux pièces mentionnées ci-dessus dans le texte général sur le virginal (auteurs anglais), mais nous nous autorisons également de jouer toute pièce baroque italienne ou du Nord de l'Europe sur cet instrument, dans la mesure où le clavier et son étendue permettent de telles incursions. Il ne s'agit pas d'être un puriste exclusif, mais d'être un simple honnête interprète de toute pièce de clavecin s'adaptant à ce merveilleux instrument chaleureux, pour y trouver son plaisir et le faire partager....

•   Une certaine complexité de l'accordage: le fait que la table d'harmonie supporte les deux chevalets (virginal italien) rend l'accordage un peu complexe. En effet, après avoir soigneusement accordé les basses, celles-ci se dérèglent légèrement lors de l'accordage des aigus. Il faut donc revérifier les basses correspondantes systématiquement à chaque accordage d'une note dans l'aigu. Mais ces basses chantent merveilleusement et transforment radicalement une pièce que l'on a l'habitude de jouer au clavecin ou à l'épinette.

•   Liens utiles pour le virginal:

    -  http://www.youtube.com/watch?v=yl8iksBN608 (notre tout premier enregistrement audio-vidéo de notre virginal),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=hUCH-G7nkts (autre enregistrement d'un virginal),

    -  http://jcmonzani.com/virgitalien.php (présentation d'un virginal italien par le facteur J.C. Monzani),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=h8Z5gBFi6ZY (musique élisabéthaine de la Renaissance au virginal [musique anglaise]),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=YSGtg616Jb4 (autre exemple de notre virginal joué par nous),

    -  http://www.britannica.com/EBchecked/topic/629956/virginal (bonne définition du virginal en anglais),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=LSShEtcdG3Q (virginal double; audition),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=hRU1ncOLuOg (audition de notre virginal [pièces de Bach]),

    -  https://www.youtube.com/watch?v=Ev-_6fj6e0g (l'auteur du site au virginal: oeuvres de Zipoli),

    -  https://www.youtube.com/watch?v=Yq15d8w6ylQ (musique de Léopold Mozart à ce virginal par l'auteur du site),

    -  Johann Christian Bach que nous jouons à ce virginal: cliquer ici

    -  autre enregistrement de l'auteur du site à ce virginal: cliquer ici

    -  musique de J. Haydn sur notre virginal, par l'auteur du site: écouter ici,

    -  Stabat Mater de Vivaldi (Mouvement I = Largo) par l'auteur du site à son virginal décrit ici: écouter ici,

    -  le son d'un virginal italien proche du nôtre: cliquer ici ,

    -  une épinette signée Floriani: cliquer ici ,

    -  un beau virginal italien construit par un facteur suisse: voir ici

    -  type de sautereau proche de ceux de notre virginal: cliquer ici ,

    -  fonctionnement du sautereau: cliquer ici ,

    -  2 pièces de J.S. Bach à ce virginal par l'auteur du site: écouter ici,

    -  musique de Haydn (Menuet et Trio) par l'auteur, à ce virginal italien: écouter ici,

    -  autre musique jouée par l'auteur sur ce virginal: écouter ici,

    -  https://www.facebook.com/schleppy.ca  (autre référence).

•   Ci-dessus, en guise de vignette agrandissable de cette page, nous mettons un cliché personnel de notre virginal italien de facture Neupert (Bamberg, Allemagne), construit en 1995. Les autres clichés personnels de cet instrument figurent dans la rubrique "photos" attenante à cette page de texte.


Signature de ce virginal avec détail des touches: ci-dessous, à droite

Détail du clavier et signature de Neupert. Cliché personnel


Le virginal dans la perspective du bureau regroupant nos instruments: ci-dessous, à droite

Les 4 instruments dans notre bureau: de gauche à droite = virginal, épinette, clavicorde, clavecin. Cliché personnel


Virginal de Stephen Wessel, 1981, d'après le Queen Elizabeth virginal in the Victoria and Albert Museum, London: ci-dessous, à droite

Virginal italien (reconstruction du facteur Stephen Wessel, 1981). Crédit: http://www.harpsichord.com/

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