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Notre Clavicorde


Un clavicorde Wittmayer dont nous avons fait l'acquisition

Clavicorde Wittmayer acquis en novembre 2011. Cliché personnel




•   Nous avons fait, en nov. 2011, l'acquisition d'un clavicorde Wittmayer, facteur allemand qui débuta en 1929 et exerça jusque vers les années 1970-75 environ, époque où il produisit des instruments tournés vers la reproduction historique. Le clavicorde que nous avons acquis porte la signature de Wittmayer. Il s'agit d'un clavicorde "non lié" (voir dans le lien suivant: cliquer ici). Les clavicordes dits "liés" utilisent cette propriété pour faire produire plusieurs sons différents, mais non simultanés, par une corde unique — à la manière d'une guitare. Ils demandent une technique de jeu beaucoup plus spécifique que les clavicordes "non liés" (comme le nôtre) où il y a une corde par son émissible et dont la technique demande autant de netteté et de précision que sur un clavecin. Nous ne connaissons pas la date exacte de construction de notre clavicorde, mais on peut estimer raisonnablement qu'il remonte aux années 1960-75 (époque où Wittmayer s'intéressa de plus près aux reconstitutions historiques). La technique du toucher au clavicorde est très exigeante et recquiert une grande précision qui constitue une remarquable préparation à la technique du toucher au clavecin. Le clavicorde ancien était généralement accordé avec un La à 415 Hz. Les clavicordes construits actuellement peuvent être accordés avec un La à 440 Hz. Nous avons choisi d'accorder le nôtre avec un La à 430 Hz (ce qui correspond à une pratique qui était fréquemment en vigueur du temps de Mozart et Haydn, selon diverses sources consultées). Voir aussi notre rubrique générale sur le Clavicorde: cliquer ici .  

•   L'Art de toucher le Clavicorde est bien expliqué dans le lien essentiel suivant: cliquer ici . Nous reproduisons partiellement, ci-dessous, le texte concernant le toucher et la manière de jouer du clavicorde:

" La main arrondie, ramassée, comme une patte de chat, les doigts fléchis et les nerfs déten­dus. La position des doigts ainsi recourbés rend tous leurs mouvements fa­ciles; ils n’ont aucun effort à faire pour atteindre la touche, sur laquelle ils ont du reste une moindre chance de trébucher. Une grande économie du mouvement, réduit au minimum, les doigts en contact permanent avec le clavier: ils ne doivent pas frapper de haut, sous peine de faire sonner plus le bois du clavier que les cordes, de jouer faux, et de produire de fausses attaques. Tout au contraire, ils sont posés sur la note avec la pleine conscience de la puissance interne qu’ils ont à développer. Un geste de pression ferme, même si elle est douce, plutôt que de percussion. Une conscience aiguë du centre de gravité de la main, situé quelque part dans la paume, sous la grosse articulation du troisième doigt. Santa Maria conseille de jouer au bord des touches, naturelles ou feintes [le plus à l’avant, vers le fronton], afin de disposer d’un meilleur levier [moins brutal]. Un mouvement de rotation du poignet peut aider à transmettre souplement le poids de la main d’une note à l’autre. Le son doit être activement soutenu après l’attaque: l’impulsion ou la quantité de pression doit être maintenue avec égalité; pour cela le doigt ne doit pas se lever perpendiculairement de la touche, mais bien plutôt glisser doucement le long de cette touche, en se repliant graduellement vers la paume de la main (...). La glissade de l’extrémité du doigt sur la touche avec une pression uniforme laisse à la corde un temps suffisant pour vibrer ; le son est plus beau, et sa prolongation permet à l’artiste de lier convenablement des notes de longue durée sur un instrument si pauvre de son comme est le clavicorde. Le lâcher de la touche doit être franc pour éviter un frisement déplaisant de la tangente contre la corde, surtout dans les basses. Les doigtés sont à établir avec un soin tout particulier, chaque doigt ayant ici plus qu’ailleurs sa propre sonorité. On perd avec un mauvais doigté plus que ce que ne peuvent remplacer tout l’art et le bon goût imaginables. Toute l’ aisance du jeu en dépend. Est-il besoin d’insister enfin sur la qualité d’écoute nécessaire au jeu d’un instrument aussi délicat ? Le clavicorde possède par ailleurs, outre ses facultés de gradation dynamique, deux ressources qui n’appartiennent qu’à lui : le Bebung et le Portato. Celles-ci ne sont guère décrites avant le milieu du XVIIIe siècle, au moment de l’émancipation de l’instrument. Le Bebung, ou balancement, n’est autre qu’un vibrato. C’est une imitation du tremblant de l’orgue. Une note longue qui doit s’exprimer tendrement se fait avec un balancement, qui s’obtient en balan­çant le doigt tout en le laissant sur la touche (...). Il vaut mieux ne commencer le balancement qu’au milieu de la durée de la note. On utilise le Bebung sur les notes longues seulement, avec bon effet, surtout dans les pièces de caractère mélancolique (...). Il n’est réalisable que sur un très bon clavicorde. Il ne faut pas en abuser ni l’exagérer. Pour Rigler, la fréquence de l’oscillation: doit suivre très précisément le nombre de points notés, sans qu’on répète la frappe. Marpurg ajoute que: sur une tenue longue il faut précéder le balancement d’une "messa di voce", qui consiste à toucher d’abord la note très faiblement, à en renforcer peu à peu le ton, et à le radoucir ensuite de la même manière. Mais pour l’exécution de la "messa di voce", il ne faut pas moins d’usage que pour l’exécution du balancement. Notons qu’en plus de son intérêt expressif, le balancement a la vertu de relancer un son en voie d’extinction. Il peut en outre avantageuse­ment remplacer un ornement battu de type tremblement (Trille) ou pincé (Mordant) dans des pièces tendres, quand l’effet de percussion répétée risque de déranger. Le portato (Trägen der Töne) demande qu’on soutienne également les notes jusqu’à leur valeur expirée, en y appuyant un peu. Il se réalise par un toucher très lié avec une pression additionnelle après l’attaque dans la limite de la justesse. Sa principale différence avec le Bebung est bien sûr qu’il concerne plusieurs notes ".

•   Accordage: le lien suivant ( cliquer ici ) donne des règles simples mais indispensables pour accorder un clavecin ou un clavicorde (conseils donnée par M. Chabloz, facteur suisse de clavecins).

" Marche à suivre pour l’accordage d’un clavecin (2x8 pieds et 1x4 pieds):

    • Prendre la partition (une octave complète au milieu du clavier, entre la et la1) à l’aide de l’accordeur qui sera préalablement défini au diapason voulu (415Hz en principe) et au tempérament désiré.
    • Reporter les octaves depuis la partition vers les graves d’abord puis vers les aigus ensuite.
    • Enclencher ensuite le deuxième 8’ (pieds) et reporter le premier jeu à l’unisson sur le deuxième en commençant à nouveau du milieu vers les graves puis vers les aigus.
    • Déclencher ce dernier jeu, puis enclencher le jeu de 4’. On accordera le 4 pieds à l’unisson avec le jeu principal, (soit le premier accordé), dans le même ordre que les deux 8’ "
.


•   Quelques liens utiles:

    -  http://www.clavecin-en-france.org/spip.php?article22 (lien pour le clavicorde et son toucher) ,

    -  http://www.clavecin-en-france.org/spip.php?article102 (autre lien pour le clavicorde), 

    -  http://www.claviersbaroques.com/RDWittmayerClavichord.htm (exemple d'un clavicorde Wittmayer, vers 1950),

    -  http://www.musebaroque.fr/instrument-diapason/ (quel diapason utiliser ? ),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=228BJKZVRfE&feature=related (exemple sonore),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=_BV7dXvEdKU (le premier enregistrement réalisé par l'auteur sur son clavicorde Wittmayer),

    -  http://www.youtube.com/watch?v=x7msdaDGPD8 (une sarabande de Corelli, clavicorde, par l'auteur du site). 

    -  autre exemple du son parfait de notre clavicorde: cliquer ici (un Menuet de J. S. Bach, le 26 nov. 2011),

    -  autre exemple du son de notre calvicorde: cliquer ici (deux Noëls français),

    -  le beau son de notre clavicorde: cliquer ici (enregistrement du 22 juillet 2012),

    -  autre exemple du son de notre clavicorde: cliquer ici (musique de Mozart),

    -  musiques de Haendel jouées à notre clavicorde: cliquer ici ,

    -  enregistrement effectué par l'auteur, début 2014, au clavicorde: cliquer ici ,

    -  Léopold Mozart au clavicorde, par l'auteur du site: écouter ici,

    -  Un mouvement de L. van Beethoven à notre clavicorde: écouter ici,

    -  Musique de Beethoven à notre clavicorde (par l'auteur du site): écouter ici.


•   Ci-dessus, en guise de vignette agrandissable de cette page, nous mettons en ligne un cliché personnel de notre clavicorde Wittmayer, acquis en nov. 2011. Les autres clichés personnels figurent dans la rubrique "photos" attenante à cette page de texte.

Informations :

•  Accueil: orgues et vitraux

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