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Les facteurs Callinet


Les facteurs d'orgues Callinet

Orgue Callinet de Porrentruy. Cliché personnel agrandissable


  Les Callinet représentent une famille de facteurs d'orgues alsaciens, établis à Rouffach, dans le Haut-Rhin. Pour établir les notes ci-dessous nous nous sommes servi de la bibliographie de notre site (voir sous la rubrique " Bibliographie "), et aussi de l'excellent site Internet: 

  • http://decouverte.orgue.free.fr/facteurs/callinet.htm (site alsacien de l'orgue détruit en août 2017).


•  La célébrité des facteurs Callinet vient essentiellement de ce que réalisa Louis Callinet (1786-1846). S'il s'était établi en Alsace, il est cependant venu de Paris. Un ouvrage fondamental a permis d'en savoir plus sur ces facteurs d'orgues: Les Callinet, Facteurs d'orgues à Rouffach, et leur Oeuvre en Alsace , qui est à la base une thèse et qui fut publiée en 1965 aux éditions ISTRA. Grâce à cette thèse et aussi à un ouvrage majeur: La facture d'orgues en France de 1800 à 1870 , par Roland Galtier , et grâce aussi aux analyses faites sur des instruments alsaciens, on peut dire qu'actuellement il y a au moins 60 orgues que l'on peut vraiment attribuer aux Callinet, dont quelques uns sont entièrement authentiques. La production des Callinet s'étend sur pratiquement un siècle, entre l'installation de Joseph Rabiny à Rouffach en 1787 et la fin des activités de Louis-François vers 1884.


Ce siècle d'activité est souvent divisé en 4 périodes:

  • 1. les origines (Riepp, Rabiny). 1787, Rabiny s'installe à Rouffach et en 1798, François Callinet le rejoint.
  • 2. François, et ses fils, avant leur association (1798-1836).
  • 3. Callinet Frères (1837-1843).
  • 4. les frères après leur séparation, jusqu'à la maladie de Joseph (1844-52).
  • 5. l' après-Joseph (1853-1884).


Les Callinet ont hérité de la tradition organistique de K.J. Riepp grâce à Joseph Rabiny (première association en 1798). De cet héritage vient un mélange de l'orgue classique nordique et de l'orgue classique français. Ce mélange nous vaut une esthétique extrêmement belle de ces instruments au plan sonore: anches franches et sonores, l'emploi bien ancré du Cornet, des Positifs de Dos, des étagements avec des principaux sonores et ronds. Parti de Souabe, Riepp garde en lui l'authentique patrimoine du baroque nordique.


Riepp, installé à Dijon , a travaillé dans une région proche de la Suisse. Il a laissé des orgues magnifiques qui furent malheureusement dégradées par la romantisation, notamment à Salins-les-Bains, à Beaune (Notre-Dame) et surtout à Saint-Bénigne de Dijon (restauré en 1996). Il a aussi oeuvré à Besançon (St.-Jean), à la Collégiale de Dole où il a laissé un instrument intéressant. Son plus bel orgue est celui de Saint-Esprit d'Ottobeuren. Celui avec lequel il va s'associer est Joseph Rabiny, personnage haut en couleur. Il est le neveu de Riepp et il le rejoint à Dijon. Riepp meurt en 1775. Rabiny continue de voyager et de proposer ses services. Il sent que l'Alsace se prépare à concevoir des orgues pour ses églises. Il laisse dont son chantier de Dijon à son contremaître François Callinet, et rejoint les ateliers de Rouffach en 1787. Bien vite, la manufactures d'orgues de Rouffach va connaître le succès avec l'alliance de François Callinet. Ce dernier épouse la fille Marguerite de Joseph Rabiny. On ferme les ateliers de Dijon et désormais on concentre tout à Rouffach, dès 1798 .


La période No 2 (François et ses fils sans leur association) commence. Rabiny continue à travailler avec les Callinet probablement jusqu'en 1810. François Callinet revendique son origine parisienne: étagement cohérent des Principaux, emploi d'anches à la française (Trompettes, Clairons, Cromorne), des Cornets très chantants, présence d'un Positif de dos, présence d'un dessus de Flûtes. Les Callinet ont des projets: ils restaurent des instruments anciens en piteux état et travaillent à construire leurs propres instruments, comme par exemple le projet d'un grand 4 claviers à la cathédrale de Besançon. Ce projet fut d'ailleurs le dernier projet de F. Callinet puisqu'il arrivait à la fin de sa vie.


Les villes où il est intervenu avec ses fils peuvent être citées. En gros, il y eut des interventions à Auxonne, Mâcon, Willer-sur-Thur, Lons-le-Saunier, Sélestat, Vesoul, Valence, Pfaffenheim, Ruelisheim... Soit ses instruments furent remplacés par des orgues des Frères Callinet, ultérieurement. Souvent aussi Merklin est intervenu après coup. En 1820, François Callinet meurt . Ses fils peuvent reprendre l'affaire. L'aîné (Joseph) a 24 ans. Ce Joseph était d'une personnalité d'exception, un peu "vieille France". Il aimait l'orgue et n'hésitait pas à payer de sa poche pour achever un travail plutôt que de travailler au rabais. Claude-Ignace est très différent de son frère. Il est très jeune, très doué, il sent venir la vague romantique qui va secouer la facture d'orgues. Il ne s'entend pas bien avec son frère Joseph. Il le quitte en 1827 pour retourner à Paris. Il reviendra à Rouffach en 1833. Dès 1830, l'entreprise Callinet est la plus grande manufacture d'orgues en France. Il revient donc en 1833 et se marie. En 1834, les 2 frères perdent leur mère Marguerite Rabiny. Un certain petit Louis-François naît: c'est la succession qui se prépare. C'est à cette époque que les 2 frères s'associent. La collaboration des 2 frères est maintenant possible. De leurs travaux unis, on compte au moins 39 instruments réalisés.


Callinet Frères (1837-1843): voilà l'apogée de la manufacture d'orgues en Alsace et en France, pour certains. La notoriété acquise par cette Maison est grande. Joseph ne livrait un instrument que parfait et bien harmonisé. Il y allait même de sa poche. L'orgue passait avant tout. L'harmonie des Bourdons devait être veloutée, celle des Cornets vive, celle des Gambes tranchante en imitant le coup d'archet, celle des Trompettes éclatante ou ronde, celle des Salicionaux douce et champêtre, celle des Doublettes argentine, celle des Sifflets brillante, celle des Flûtes de pédale forte et tranchante. Le chef d'oeuvre des Callinet est l'orgue de Masevaux. Baume-les-Dames possède aussi l'un des grands chefs-d'oeuvre des Callinet. L'orgue de Masevaux fut entièrement perdu dans un incendie au 20ème siècle. La manufacture Kern a reconstitué un instrument dans la tradition Callinet, mais l'orgue d'origine est perdu.


La séparation des frères. Claude-Ignace et Joseph se séparent. Joseph signe ses instruments "Callinet aîné". On est en 1843. Claude-Ignace, un peu moins doué (?), eut un peu de peine à repartir. Mais il obtint de gros marchés comme Besançon (église Ste-Madeleine), Lyon. Les frères séparés ont encore produit probablement pas loin d'une trentaine d'orgues en tout, chacun de son côté.


Et l'après-Joseph ? Il y eut Claude-Ignace et Louis-François Callinet (1853-1884). Louis-François est le fils de Claude-Ignace. Ils travaillèrent ensemble et produisirent ensemble une bonne vingtaine d'orgues, dont un à Issoire, notamment.


•  Voilà donc cette histoire des Callinet écrite en abrégé à la gloire de l'orgue.

Quelques sites Internet à ouvrir:


•  Mais la France n'est pas le seul pays où l'on peut admirer des orgues Callinet. La Suisse en possède aussi, notamment un Grand Orgue à St-Pierre de Porrentruy, et le fameux Callinet fribourgeois de Villaz-St-Pierre !

 

•  En guise de vignette agrandissable de cette page, nous mettons l'orgue Callinet (François Callinet, 1813) de St-Pierre à Porrentruy. Cet instrument possède encore de nombreux tuyaux d'origine et le facteur suisse Metzler en a fait la restauration / reconstruction en 1982. Cliquer sur l'image ci-dessus pour l'agrandir.


•  Résumé de la dynastie des Callinet [selon le Dictionnaire de la Musique, Collection Marc Honegger, volume 1, éd. Bordas, Paris, 1993]:

    -  François Callinet (1754-1820): né en Bourgogne à Ladoix et décédé à Rouffach dans le Ht-Rhin. Apprit son métier avec le grand facteur Riepp à Dijon, puis avec J. Rabiny (successeur de Riepp en 1775). François Callinet s'associe avec Rabiny en 1786. Il épouse la fille de Rabiny en 1794. François Callinet rejoint Rabiny à Rouffach dans le Ht-Rhin (vers 1787).

    -  Joseph Callinet (1795-1857) et Claude-Ignace Callinet (1803-1874). Ce sont les fils de François Callinet. Ils sont tous deux facteurs d'orgues renommés. Ces deux hommes firent de la Maison Callinet une manufacture renommée, durant leur association notamment (1837-1843). La manufacture de Joseph Callinet disparut à son décès.

    -  Louis-François Callinet (1834-fin d'activité vers 1890). Il est le fils aîné de Claude-Ignace. Il fut également facteur d'orgues, d'abord à Rouffach puis à Vesoul.

    -  Louis Callinet (1786-1846), facteur d'orgues, cousin des frères Callinet Joseph et Claude-Ignace. Louis Callinet apprit son métier auprès de François Callinet, puis il tenta sa chance à Paris (où il est décédé d'ailleurs). C'est Louis Callinet qui s'associa, notamment, avec le facteur Daublaine, créant la maison Daublaine-Callinet (1839-1843).

Informations :

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